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PROFESSOR OF MODERN LANGUAGES AND LITERATURE, IN THE UNIVERSITY OF MICHIGAN,

CORRESPONDING MEMBER OF THE NATIONAL INSTITUTE, AUTHOR OF "A
NEW METHOD OF LEARNING THE FRENCH LANGUAGE," "THE

COLLOQUIAL FRENCH READER," &c.

NEW YORK:
IVISON & PHINNEY, 321 BROADWAY.

CHICAGO: S. C. GRIGGS & CO., 39 & 41 LAKE ST.

CINCINNATI: MOORE, WILSTACII, KEYS & CO. ST. LOUIS: KEITH & WOODS.
PILILADELPHIA : BOWER, BARNES & Co. DETROIT: RAYMOND & RELLECK.
AUBURN: GOSS & WILLIAMS. BUFFALO: PUINNEY & Co.

NEWBURG: T. S. QUACKEN RUSIA,

1859.

HARVARD COLLEGE LIBRARY

GIFT OF THE CONGREGATIONAL LIBRARY OF BOSTON

DEC 15 1936

Entered, according to Act of Congress, in the year 1856, by

IVISON & PHINNEY, In the Clerk's Office of the District Court of the United States for

the District of Michigan.

STEREOTYPED BY

THOMAS B. SMITH, 82 & 84 Beekman Street.

PRINTED BY J. D. BEDFORD & co., 15 Franklin Street.

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PREFACE.

An edition of the CAEFS D'EUVRE of RACINE, with Explanatory Notes and Grammatical References, is here offered to the American student. The want of such a book has long been felt by the instructor and pupil.

The references in this, as in the editor's other reading books, are made to his “New French Method," a work which, in little more than four years, has already passed through thirty-three large editions.

The dramatic compositions of Racine contained in this volume are: Les Plaideurs, Andromaque, Iphigénie, Esther, Athalie. The first of these, Les Plaideurs, the only comedy written by Racine, makes us wish that the author had done more in this department. This gem, an imitation of the Wasps of Aristophanes, far surpassing the original, has not hitherto been placed in the hands of the student ou account of the peculiar difficulties of its style and of the numerous proverbial expressions and allusions which it contains. The notes, therefore, will be found much fuller in this play than in the others which offer less difficulties.

L. F.

UNIVERSITY OF MICHIGAN,
Ann Arbor, April, 1856.

NOTICE SUR RACINE.

JEAN RACINE naquit à La Ferté Milonle 21 décembre 1639; il app i le latin au collége de Beauvais, et le grec sous Claude Lancelot.? Api un an d'études, il comprenait Euripide.

A peine Racine eut-il achevé sa philosophie, qu'il débuta par une ode intitulée la Nymphe de la Seine. Cette pièce fut donnée, en 1660, à l'occasion du mariage du roi. Chapelain, que Racine avait consulté sur son ode, en parla si favorablement à Colbert, que ce ministre envoya cent louis au poète de la part du roi, et le mit bientôt sur l'État3 pour une pension de six cents livres.4

L'étude épineuse de la jurisprudence et de la théologie contrariait trop le goût dominant de Racine pour qu'il pût se résoudre à suivre l'une ou l'autre carrière, comme ses parents le désiraient. Cependant, par déférence pour un oncle qui voulait lui résigner son bénéfice, 5 is s'appliqua à la théologie. “Je passe mon temps," écrivait-il à La Fontaine, "avec mon oncle, saint Thomas, Virgile et l'Arioste.” De retour à Paris en 1664, Racine y connut Molière. La même année il se lia avec Boileau, et ce dernier commerce d'amitié dura sans interruption jusqu'à la mort de Racine.

Alexandre fut joué en 1665. Corneille, à qui Racine l'avait lu, lui dit "qu'il avait un grand talent pour la poésie, mais qu'il n'en avait point pour la tragédie.” Ce qu'il a dit avec quelque raison d'Alexandre, Corneille ne l'eût certainement pas dit d'Andromaque, qui fut jouée deux ans après. Andromaque excita le même enthousiasme que le Cid,6 et ne le méritait pas moins. Un fait assez singulier, c'est que dans le privilége7 de l’Andromaque on donne à Racine le titre de prieurs de l'Épinay; mais il n'en jouit pas longtemps: le bénéfice lui fut disputé, et il n'en tira pour tout fruit qu'un procés qui ni lui ni ses juges n'entendirent jamais, comme il le dit dans la préface des Plaideurs, dont ce procès fut l'occasion. En 1673, il fut reçu à l'Académie française en remplacement de La Mothe Le Vayer. Quelques années après, il fut nommé avec Boileau historiographe du roi.

La religion finit par éteindre en lui la passion des vers et de la gloire, mais sans affaiblir son talent. Douze années presque uniquement consacrées aux devoirs de la piété ne lui avaient rien fait perdre de son génie; on peut s'en convaincre par les deux dernières sièces qu'il fit, à la sollicitation de madame de Maintenon, pour les demoiselles de Saint-Cyr.. Esther fut représentée par les jeunes pensionnaires de cette maison, que l'auteur avait formées à la déclamation. Madame de Sévigné mentionne les applaudissements que reçut cette tragédie,

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