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que celui des MSS. d'Utrecht, Univ. 309, 320, 348. Deux autres MSS. de Bruxelles (539-42) contiennent des paraphrases flamandes de quelques parties de l'Arbor; n°. 3057-58, f. 2-49, et n°. 15067, f. 174-7. Le P. Fr. publie le second texte (542-6). Dans une longue note (538-41) il est revenu sur sa chronologie d'Ubertin de 1259 à 1305. Il note que bon nombre de MSS. disent comme l'édition (f. 2 ra), que sa rencontre avec la Bse. Angèle eut lieu XXVo anno etatis mee», où d'autres MSS. portent religionis mee. Ceci renforce sans doute ses calculs, contredits AFH IV, 597 s. Aussi croyons-nous qu'il faudra reprendre toute la question, mais plus amplement. A la demande du P. C. (539, note, 1. 22 s.) se rapportant à AFH IV, 597, 1. 9, nous répondons que le texte complet se lit ainsi au f. 2 ra, 1. 33-4: « novem annorum spatio quibus legi et Parisius fui».

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***Le Dr. ALPHONSE FIERENS, qui débuta heureusement dans sa carrière d'historien par des études sur les questions franciscaines (v. AFH III, 179, 341-4; IV, 601-3; XIV, 389-90), est pieusement décédé à Grimberghen-lez-Bruxelles, le 18 octobre 1921. La RHE XVIII, 1922, 177 consacre une notice brève mais très sympathique son collaborateur dévoué.

AUGUSTE PELZER a découvert dans le MS. Vat. lat. 3075 une copie de 1333 du Rapport des six maîtres en théologie, que Jean XXII avait chargés d'examiner 51 articles de Guillaume Occam, O. F. M. Après une introduction (240-8) il en publie le texte (249-70) dans RHE XVIII, 1922, sous le titre: Les 51 articles de Guillaume Occam censurés, en Avignon, en 1326.

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Le P. J. DE GHELLINCK, S. I., a consacré une étude bien approfondie à Un évêque bibliophile au XIVe siècle: Richard Aungerville de Bury1345, dans la RHE XVIII, 1922, 271-312, 482-508; XIX, 1923, 157-200. Ce n'est pas ici la place de résumer ces articles pleins d'intérêt pour l'histoire de la littérature et des bibliothèques médiévales. Empruntons-y seulement quelques traits sur les relations du célèbre bibliophile avec les Franciscains. Poursuivi par les hommes d'Edouard II, c'est à Paris dans le campanile de l'église des Frères Mineurs qu'il va se cacher en 1325 ou 1326 pendant sept jours (282 s., 490). Devenu secrétaire d'Edouard III, puis en 1333 évêque de Durham et souvent ambassadeur, il dut s'absenter de son diocèse plusieurs fois. Ce sont des évêques franciscains, comme Pierre et Boniface, titulaires de Krbava (Corbavia), qui le remplacent aux cérémonies des ordinations (283). Le bibliophile est en relation avec les Mendiants, surtout les Prêcheurs et Mineurs. Ceux-ci sont ses agents pour lui rechercher et acheter de rares manuscrits. Parmi les lettrés, qui fréquentent le palais épiscopal de Durham, Richard mentionne dans son fameux Philobiblon les Franciscains, attachés à des travaux de correction, de paraphrase, d'abréviation et de compilation (496). Si l'évêque se sert des Mendiants, il se montre aussi leur ami constant (502) et loue souvent leur zèle intelligent pour les livres et les bibliothèques (506s.). C'est ainsi que la vie et l'écrit de Richard de Bury pourraient jeter beaucoup

de lumière sur la vie intellectuelle des Frères Mineurs en dehors du grand centre qu'était Oxford.

L'archiviste zélé des Frères Mineurs de Belgique, JÉRÔME GoYENS, O. F. M., vient de publier une Ordonnance touchant le classement des archives des Frères Mineurs Récollets de la Flandre wallonne (1668). C'est un indicateur précieux pour un nouveau classement des docu ments en question; Archives et Bibl. de Belgique, II, 1924, 19-26.

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E. ADRIAENSEN, De Latijnsche school te Hoogstraten, dans: Oudheid en Kunst, XIV, 1923, 33-43. Les Frères Mineurs s'établi rent à Hoogstraeten en 1681; notes sur leur théatre scolaire. Cf. Fr. VI, 1923, 309.

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* OMER ENGLEBERT, Comment Bosquier prêchait aux Wallons du XVIe siècle, dans La Terre Wallonne, IX, 1923, 162-72, 245-53, 316-22. Philippe Bosquier, O. F. M., († 1636), fameux prédicateur, s'accommodait trop au mauvais goût de son temps.

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ADJUTUS DRIEGHE, O. F. M., Pater Servatius Dirks, O. F. M. als letterkundige, geschiedschrijver, redenaar, dans: Limburg, IV, 1923, 247-53, 261-71; V, 1924, 1-4. L'auteur bien connu de l'Hist. litt. et bibliogr. des Frères Mineurs... en Belgique, Anvers [1885], y est considéré comme littérateur, historien et orateur.

MAURITS SACRÉ dans un article: Eenige Vlaamsche kunstschatten tijdens de Fransche omwenteling geroofd en in 1816 gerestitueerd: De Brabander, III, 1923, 85-93, signale des objets artistiques provenant des Récollets d'Anvers (86), des Capucins de la même ville et de Bruxelles (88-9).

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* Sous le titre: Les sources de l'histoire de la Campine aux Archives de l'État à Anvers, dans Taxandria [Turnhout] XXX, 1923, 60-70, PAUL ROLLAND donne des documents au sujet des Récollets d'Hoogstraeten, Herenthals et Turnhout, des Clarisses d'Hoogstraeten et des Tiercelines de Turnhout.

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Dans la même revue (XXX, 1923, 81-99) J. E. JANSEN et L. VAN NUETEN concluent Meerle door de eeuwen heen. Il y a entre autres des renseignements sur le couvent des Capucins (82, 86-92) et des Sœurs Franciscaines (88).

Matrices de sceauc de communautés religieuses anversoises: Revue Belge de Numismatique, LXV, 1923, 215-25 ill., par MARCEL HOC, donne des notes sur l'établissement des Frères Mineurs à Anvers (216); sur une procession de flagellants organisée par les Capucins (221); sur les sceaux réunis des différents Ordres mendiants et sur leur fédération » (220-3).

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* Eene Bijdrage tot de Geschiedenis der Eucharistie in de Nederlanden, dans la Tijdschrift voor Liturgie, III, 1921, 112-24, 179-93. Sous ce titre L. VAN MIERT, S. J., offre une contribution importante à l'histoire de la Communion fréquente aux Pays-Bas du XIIIe-XVII® s. Les données nombreuses y recueillies sont toutefois loin d'être une histoire complète. Nous y glanons quelques renseignements franciscains. S. Louis de France communia 6 ou 7 fois par an; S. Louis de Toulouse

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avant la prêtrise, et Ste. Elisabeth de Portugal 3 fois (114), la Règle des Clarisses prescrivit 6 ou 7 fois (115) tandis que Ste. Colette communia tous les jours (116), les Bogards tertiaires de Middelbourg en 1331 déjà 7 fois (116-7). Les statuts des Tertiaires du chapitre d'Utrecht (publiés en 1914, v. AFH XIV 272-4; le Ms. d'Amsterdam est coté 76 M), ordonnèrent au commencement du XVes. de communier au moins 18 ou 19 fois par an (120), ceux du chapitre de Zepperen, rédigés en 1487, revus en 1533, environ 22 fois. Ste. Lydwine de Schiedam, depuis 1421 jusqu'à sa mort en 1433, recevait la Communion journellement (124). Le P. Joachim van den Putte, Bogard hollandais, conseilla vers 1550 à toutes les pieuses vierges de communier 2 fois par semaine (180). Les Tertiairesfranciscaines de Heusden, en 1571, le firent 18 ou 19 fois par an, celles de Bois-le-Duc tous les jours de fête et trois fois encore (183), tandis qu'à celles de Den Dungen fut ordonné en 1572, sous peine de manger à genoux, de recevoir la Communion aux jours prescrits (183). Peutêtre sous l'influence du P. Henri de Geldrop, O. F. M., la Communion quotidienne fut indroduite au grand béguinage de Louvain vers la fin du XVIIe s. (192). L'article, bien documenté, ne cite que des sources imprimées.

Dans les Bijdragen tot de Geschiedenis (XV, 1923, 487-511), revue hist. publié à Anvers, ATHAN. VAN DEN WYNGAERT, O. F. M., publie: Een onuitgegeven kruiswegoefening uit de XVe eeuw. Le texte inédit de l'exercice du chemin de la croix est tiré d'un recueil de prières du XVes. à la bibliothèque des Frères Mineurs de St.-Trond. Selon l'A. ces méditations seraient antérieures à celles de Bethlem; v. AFH I, 55; II, 339. Les mémoires, présentés à la section d'archéologie du XXIII congrès de la Fédération archéologique et historique de Belgique, tenu à Gand en 1914, ne furent distribués qu'en 1921. Ils forment le t. III des Annales du congrès. Signalons-en (p. 190-216) une étude de L. VAN PUYVELDE, De invloed der Meditationes vitae Christi van den PseudoBonaventura op de Kunst. Le savant A. montre que l'influence directe, exercée par ces Meditationes sur les arts, est minime; mais elles contribuèrent à répandre l'ascétisme franciscain et de cette manière elles agirent indirectement sur la formation de l'iconographie de la fin du moyen âge. Cf. AFH XVI, 446.

* Les Annales du Cercle archéologique d'Enghien, VIII, 1915-22, fasc. 1-2 contiennent une contribution de Ed. Laloire, intitulée: Enghien. Documents concernant l'histoire de la seigneurie d'Enghien, laquelle est pleine d'intérêt non seulement pour l'histoire locale, mais aussi pour l'histoire des Capucins en Belgique. Ce sont surtout les Pères issus de la famille noble d'Arenberg qui y sont mentionnés. Il y est aussi question des fondations des couvents capucins d'Enghien, de Tervueren et de Bruxelles. Cf. Fr. V, 1922, 289.

**Dans ces mêmes Annales... d'Enghien (183-97) BASILE DE BRUGES, 0. M. Cap., revient sur: La peste à Enghien 1667-1670. Il y ajoute en appendice: Le Buychveste, hospice des pestiférés à Enghien (198-200). Cf. Fr. V, 289. Voir AFH XIV, 389.

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A. DE POORTER et M. ALLIAUME dressèrent un Catalogue des Manuscrits mathématiques et astronomiques de la Bibliothèque de Bruges: Annales de la Soc. d'Ém. de Bruges, LXV, 1922, 13-50. Découpons le suivant de la description (32-34) du MS. 523: f. 28 va-31 ra [Petri Peregrini de Maricourt] Epistula de Magnete. Inc. Amicorum intime, quamdam magnetis lapidis. Expl. ut praesens demonstrat descriptio. Explicit tractatus de magnete. Ce MS. du XIII-XIVe siècles se compose de plusieurs traités primitivement séparés. Pierre Péregrin de Maricourt, un des professeurs de notre Fr. Roger Bacon, écrivit la lettre le 8 août 1269. Cette copie était encore inconnue. Voir sur AFH IV, 436-55, 633-43; V, 22-40.

ce traité

A. C. DE SCHREVEL, Marguerite d'Autriche et le couvent des Annonciades à Bruges; ibid. LXVII, 1924, 108-25. Notes et documents. Le 12 mars 1515 à Bruges les Frères Mineurs quittèrent leur couvent hors la porte pour s'établir en ville. Marguerite acquit l'ancien monastère, et y appela des Annonciades de Bourges. Huit religieuses arrivèrent à Bruges le 24 nov. 1516, et furent acceuillies par les Sœurs du Tiers Ordre de S. François de l'hospice S. Elisabeth, (AFH IV. 716) lesquelles, touchées de leur vie sainte, prirent l'habit des Annon. ciades. En 1518 l'ancien couvent avait été restauré par Marguerite et le 2 février elle y introduisit les filles de Jeanne de Valois ou « Sœurs Rouges. En 1530 la pieuse fondatrice légua aux Annonciades son cœur, qui participa ensuite à toutes les vicissitudes de la communauté. Le couvent fut supprimé le 25 mai 1784; alors on transporta le cœur de Marguerite à la cathédrale.

THEODOOR SEVENS, De Grauwe Zusters te Kortrijk 1413-1798, dans les Handelingen v. d. Geschied- en Oudheidk. Kring v. Kortrijk, Nieuwe Reeks, I, 1921, 15-30. Le couvent des Soeurs Grises à Courtrai fut fondé par celles de Bruges en 1413. Jusqu'en 1516 le monastère était plus ou moins sous la juridiction des Frères Mineurs. Cf. AFH IV, 716.

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L'article de Cl. Buvé: De Belgische provincie der Beggaarden dans Hagelands Gedenkschriften, X, 1920, 110-24 est, nonobstant ses imperfections, une contribution importante à l'histoire des Bogards en Belgique au XVIII s. Des listes de chapitres, provinciaux, visiteurs, définiteurs, etc. y sont données d'après deux registres conservés chez les Dominicains à Tirlemont. Cf. Fr. V, 83-4.

(A suirre).

P. Donat van Adrichem, O. F. M.

De licentia Ecclesiastica et Superiorum Ordinis.

Sac. IOANNES BUGHETTI, primas gerens ac sponsor.

DISCUSSIONES

LE VOYAGE DU B. GREGOIRE X ET DE S. BONAVENTURE

AU CONCILE DE LYON

ET LA DATE DU SACRE DE S. BONAVENTURE (a)

«

Le Bx. Grégoire X, ayant fixé le Concile de Lyon pour le 1er mai 1274 (1), avait ordonné que tous les mémoires fussent présentés au moins six mois avant l'ouverture du Concile général: ut interim haberi possit competens discussio et plena deliberatio ad opportuna exquirenda, ut decet, antidota circa illa per approbationem eiusdem adhibenda » (2). De ce témoignage du pape, on doit donc conclure qu'il voulait se consacrer aux travaux préparatoires du Concile dès la fin de 1273. Ses collaborateurs devaient donc être sur

(a) SUMMARIUM. B. Gregorius X, Concilio II Lugdunensi indicto pro 1 maii 1274, ita ut inibi tractanda praesentarentur saltem sex menses antea, 5 iunii 1273 Urbevetere cum curia recessit et 18 iunii Florentiam intravit. Pace ibi tractata a factionibus laesa, Papa ad S. Crucem in Mugello agro secessit, ubi S. Bonaventura ei se adiunxit, dum successio Imperii tractabatur. Gregorius X infirmitate laborans inde solummodo tres post menses profectus, 20 sept. Bononiae erat, unde 26 sept. Mu. tinam venit, ubi tunc S. Bonaventuram, electum Albanensem episcopum cardinalem, in Summi Pontificis comitatu Donnolina notarius vidit. Describitur iter Papae et S. Bonaventurae usque ad Novaram et deinde adumbratur via per Alpes; 3 nov. Papa cum cardinalibus Camberiaci fuit, et ante diem 9 nov. Lugdunum pervenit. Deinde e diversis indiciis eruitur Cardinales B. Petrum de Tarantasio, O. Pr., archiepiscopum Lugdunensem et S. Bonaventuram, episcopum Albanensem, ab ipso Gregorio X consecratos esse Lugduni die 12 (vel 11) nov. 1273.

[NOTA DIRECTIONIS].

(1) J. Guiraud, Registres de Grégoire X, Paris 1892, p. 53, n. 160. (*) Reg. 1. c. p. 91, n. 220.

Archivum Franciscanum Historicum. AN. XVIII.

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