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1825, décembre 19. Le Conseil vote 5,050 livres pour acquérir 3m 33 de largeur de terrain, de chaque côté de l'avenue du lac, jusqu'au pont du Sierroz, pcur former des trottoirs et protéger la plantation de peupliers qui ombrage cette promenade. La délibération du 28 janvier 1828 renouvelle ce vote, en sorte que ces trottoirs ne furent faits qu'à cette époque.

1827, décembre 7. Le Conseil vote une démarche auprès du ministre de l'intérieur, aux fins d'obtenir pour Aix l'établissement d'une grenette et d'un marché aux grains, avec poids public pour les fourrages et autres objets. La grenette ne se fit pas, mais on voit dans la délibération du 15 mai 1839 que les quartiers nord de la ville offraient alors 1,700 livres, si l'on voulait la faire de leur côté, et les quartiers sud 2,120 livres à la même condition. Le Conseil fit étudier de nouveau le projet ; mais ce ne fut qu'à la fin de 1844 qu'il décida de placer cette grenette au levant du pré de M. de Mégève, au midi de la maison de Michel Chapuis dit Cortibé, en couvrant la Chaudanne. C'était donc le côté nord qui l'emportait; on dressa le plan : la dépense fut évaluée à 2.400 livres, mais l'édifice ainsi projeté ne pouvait que défaillir, c'est ce qui arriva. Enfin la délibération du 20 juin 1848 porte que cette grenette tant désirée sera placée dans la remise de l'hôtel dit du Mont-Blanc, possédée par M. Joseph-Marie Renaud, et sera ouverte au public dès le lundi suivant, et successivement tous les lundis. Les ventes s'y feront au poids de Chambéry et il ne sera perçu aucun droit à l'entrée ni à la sortie des marchandises. L'essai dura peu; Aix est encore dépourvu d'une halle pour la vente des grains.

1828, août 24. Le roi étant en Savoie, le Conseil croit devoir lui adresser une supplique pour le prier d'ordonner

que le plan approuvé par son père, le roi Victor-Amédée, le 7 mai 1776, pour l'alignement et le nivellement de la rue. des Bains, soit exécuté. La ville s'offre à contribuer à la dépense pour dix mille livres neuves. Rien ne fut entrepris encore, on reculait devant la dépense. Le 7 avril 1844, le Conseil revient à ce projet et fait dresser des plans par l'architecte Besson. La dépense est évaluée à 65,000 livres. Le 15 novembre de la même année, l'intendant général est prié de faire déclarer le projet d'utilité publique. Pour faire face à la dépense, on compte d'abord une souscription volontaire de 19,500 livres, puis 12,000 livres offertes par l'administration des Bains, un subside de 10,000 livres du Conseil général de la province, divers subsides en total de 3,500 livres et enfin un emprunt de 20,000 livres.

1846, mai 13. Le Conseil décide que les travaux de rectification de la rue des Bains, déclarés d'utilité publique par décret du 28 mars précédent, seront commencés le 1er septembre suivant. Cet élargissement de l'une des rues les plus centrales et les plus fréquentées de la ville, déjà projetée en 1772, fut une grande amélioration. Le 26 juillet de l'année suivante, la municipalité vote la somme de 6,767 fr. 33 pour les travaux de canalisation et de pavage de cette rue.

1829, décembre 13. Le Conseil demande à l'intendant général l'autorisation d'acquérir un local avec bâtiment, situé près du torrent des moulins, sous partie du no 240 du cadastre, appartenant à M. Joseph Domenget, pour y établir un abattoir. Le 20 décembre suivant, le Conseil afferme le droit d'octroi sur les viandes au sieur Pierre Rouge dit Carassat, pour le cens annuel de 2,500 livres. Cet abattoir trop exigu, et ne pouvant servir qu'à deux bouchers, fut agrandi en 1836 (Délib. du 7 juin.)

1841, juillet 18. Les bâtiments destinés aux abattoirs étant reconnus de nouveau insuffisants, le Conseil achète, par acte de ce jour, Dronchat notaire, du sieur JeanFrançois Dufresne, un nouvel emplacement, pour le prix de 8,200 livres. La ville, ainsi propriétaire d'un terrain assez grand, compris dans les numéros 206 et 210 du plan cadastral, pensa à construire un bâtiment mieux aménagé et plus vaste.

Il est à regretter que des idées d'économie mal comprise n'aient pas permis dès lors de placer les abattoirs hors de la ville, car ils furent pendant longtemps un foyer pestilentiel, dont la population et les étrangers se plaignirent beaucoup, surtout en été, époque où la Chaudanne est souvent à sec.

1842, juillet 21. L'adjudication de cet édifice est donnée au sieur Claude Girod, pour le prix de 6,000 livres, à condition qu'il sera fait en conformité des plans et devis de l'architecte Besson, et sera terminé avant le 15 mai 1843. M. Besson avait pris pour modèle les abattoirs de la ville d'Annecy. Des travaux supplémentaires furent encore exécutés en 1844 pour une somme d'environ 5,000

livres 1.

1869, août 3 et septembre 1er. Arrêtés préfectoraux autorisant la ville d'Aix à déplacer et reconstruire ses abattoirs, et à les mettre hors de ville, sur le Tillet, dans un emplacement appartenant à M. Gaillard. Les travaux commencèrent, bientôt après et l'édifice fut inauguré en avril 1873. Ce transfert, réclamé par toute la population,

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Le 26 novembre 1844, le Conseil arrête le règlement des nouvelles boucheries (abattoirs) en 67 articles. Ce règlement, approuvé par M. Belgrano, intendant général de la province, le 10 décembre suivant, fut ensuite imprimé et publié conformément à la teneur des lettres du Sénat de Savoie signées le 4 janvier 1845.

est une des plus notables améliorations faites sous l'administration de M. le docteur Davat.

1835, mars 15. Le Conseil vote la reconstruction du pont du Tillet sur la route de Tresserve.

1835. La route de Chautagne fut commencée dans l'été, après l'adjudication donnée à l'entrepreneur Prario, pour le prix de 98,990 livres. Malgré ses réclamations réitérées, la ville d'Aix dut contribuer à la dépense dans la proportion du sixième environ. Le reste fut payé par les autres communes intéressées.

1839, juin 23. Le Conseil approuve le projet d'une route provinciale tendant de Grésy dans les Bauges et vote 2,000 livres pour sa part contributive à la section comprise entre le lieu de Pontpierre et le village de Lachat. Cette section, d'après les plans et devis de l'ingénieur Justin, coûta environ 40,000 livres.

1843, mai 26. Le Conseil donne l'adjudication du pont en pierre sur le Tillet, à l'extrémité de l'avenue des Rubattes, au sieur Claude Jay, maître maçon, pour le prix de 1,370 livres.

1843, août 6. Depuis quelques années, il était déjà question de rectifier la route royale qui traverse Aix et qui était loin d'avoir une largeur suffisante. Le retard provenait de la diversité des opinions : les uns voulaient la faire passer par la place Centrale en élargissant les deux rues qui y aboutissent, les autres par la rue actuelle du Casino', coupant au nord l'Hôtel Venat qui lui barrait le passage.

La rue du Casino fut commencée en 1822, d'après le plan dressé par M. l'architecte Dénarié. Il est dit dans la délibération du 27 mars 1852 que l'on en avait fait alors 87 mètres aux frais de la ville, que M. Guilland, avec l'appui de divers particuliers, en fit ensuite de son côté 131 mètres et qu'en 1852 il en restait 146 m. 80 à ouvrir.

Le Conseil approuve les plans et devis pour l'ouverture de cette route par la rue du Casino, et approuve aussi la dépense évaluée à 20,608 liv. 60, dont la ville devait supporter environ la moitié. Le 20 juillet 1845, le Conseil renouvelle ce vote, mais les travaux ne furent faits qu'en 1852.

1845, juillet 12. Délibération où il est dit que l'orage de la veille a renversé un des six tilleuls qui étaient alors sur la petite Place', aujourd'hui place des Bains. Selon le plan Dénarié (copie Massoti), cette place s'appelait en 1817 place des Tilleuls. Il est certain que ces arbres étaient alors très vieux, mais dataient-ils du temps de Sully? la chronique ne le dit pas.

1845, août 2. Le Conseil approuve la réception d'œuvre de 21 bancs placés dans les promenades de la ville, faits par le sieur Claude Triquet, à 14 livres l'un. L'année suivante on en fit faire encore vingt autres. Le 27 août 1862, M. le Préfet de la Savoie informe le maire d'Aix que le ministre de l'intérieur accorde à la ville 1,500 francs pour établir des bancs dans les promenades.

1851, décembre 18. Délibération du Conseil dans laquelle il est dit que, pour rectifier la rue de Chambéry, on démolira la maison Ferrolliet qui gêne l'exécution des plans de M. Pelegrini, que les matériaux seront mis en adjudication et que la tour et la salle voûtée du rez-dechaussée, plus la pièce qui est au-dessus, seront conservées s'il est possible. Il a été souvent question de cette tour, où se tenaient autrefois les archives du tabellion, et qui était un dernier débris de l'ancienne enceinte de la ville.

1 On l'appelait petite Place par opposition à la place Centrale que l'on appelait aussi grande Place.

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