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Sociétés. Je me bornerai donc à les citer, ajoutant cependant, pour quelques-unes, les renseignements qui me sont

connus.

Société d'Agriculture. — Il a existé autrefois une société de ce nom à Aix. Elle précéda même celle de Chambéry qui fut autorisée par patentes royales du 4 janvier 1825.

D'après l'Almanach du duché de Savoie, de cette même année, la Société d'agriculture d'Aix se composait de M. l'avocat Chevallay, du chevalier de Chevillard et de MM. François, Forestier, Domenget, etc. Il est dit dans le même ouvrage que ces Messieurs, indépendamment d'une fromagerie établie chez M. Chevallay depuis quelques années, ont travaillé à améliorer la race des vaches dans le pays en les croisant avec des taureaux suisses. Ils furent aussi les introducteurs de la charrue belge et de diverses méthodes agricoles. A propos de la charrue belge, disons que le marquis Costa, dans un ouvrage classique dans son temps, publié en 1774 ', avait défini toutes les qualités que doit avoir une bonne charrue pour nos terres de Savoie. La charrue belge ne fut introduite dans notre pays que vers 1819 par deux agronomes d'Aix, MM. Chevallay et François. Ce qui la fit apprécier, c'est qu'elle réunissait. dans son mécanisme et dans son action toutes les conditions proposées par M. le marquis Costa. On ne sait rien.

1 Essais sur l'amélioration de l'agriculture dans les pays montueux, et en particulier en Savoye. Imprimé à Chambéry, chez Gorin.

:

Sur les expériences faites à Aix avec la charrue belge, on peut consulter 1 Notice sur la charrue belge, par le docteur Gouvert, dans le tome I" des Mém. de l'Académie de Savoie; 2o les Bulletins de la Chambre royale d'agriculture et de commerce de Savoie, 3 livraison, p. 159.

de plus sur la Société d'agriculture d'Aix, qui s'est vraisemblablement fondue dans la Chambre royale d'agriculture de Savoie, peu après 1825.

Comice agricole.

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Antérieurement à l'annexion de la Savoie à la France, en 1860, l'agriculture était encouragée dans les mandements ou cantons, par les conseils divisionnaires, par les Sociétés agricoles et par les communes qui votaient des primes d'encouragement. Ainsi, le 13 octobre 1851, la ville d'Aix distribue en primes aux plus beaux taureaux la somme de 200 francs.

Après l'annexion on établit, en Savoie, ces assemblées de propriétaires, connues déjà en France, sous le nom de Comices agricoles. L'action de ces Comices s'étend ordinairement sur le territoire de plusieurs cantons, ainsi celui d'Aix comprend ceux d'Aix, du Châtelard, d'Albens et de Ruffieux. Les réunions ont lieu, ainsi que les expositions, chaque année une fois, alternativement dans chacun de ces bourgs. Le montant des primes est fourni par les budgets du département et des communes.

Pendant vingt ans environ, le Comice d'Aix a été administré par son bureau, composé de MM. le docteur Louis Guilland, président, le docteur Louis Bertier, vice-président, et Degallion Barthélemy, mais ensuite ayant émis l'idée de faire autant de Comices qu'il y avait de cantons et le préfet ayant refusé d'approuver leur projet, ces Messieurs donnèrent leur démission (15 juillet 1881).

Depuis lors, le Comice a été présidé par M. Claudius Rebaudet, dont il faut aussi louer le zèle.

Voici quel était, en 1884, le budget du Comice:

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Société médicale. Cette Société se compose de tous les docteurs en médecine qui peuvent justifier d'une saison pratique à Aix-les-Bains. Elle a pour but de traiter en commun certains cas de médecine ou de chirurgie et d'attirer l'attention de l'administration des bains sur les améliorations à introduire dans le service thermal, comme aussi de signaler les abus qui s'y introduisent quelquefois.

Les membres de la Société paient une cotisation annuelle de 25 francs et perçoivent des jetons de présence de 2 francs. Le bureau est composé d'un président, élu pour une année, d'un vice-président, d'un secrétaire et d'un trésorier. La Société a pour organe le journal Aix-les-Bains thermal et médical, dont la publication mensuelle remonte au 1er juin 1892. Le règlement de la Société a été publié dans le numéro du 1er septembre 1889 de l'Avenir d'Aix, époque de sa création.

Société de l'Union des Arts et Métiers. Cette Société prit naissance en Savoie en 1848, pour venir en aide principalement aux ouvriers des villes. Pour en faire partie, il ne faut pas avoir dépassé quarante-cinq ans, être présenté par deux membres, n'avoir aucune infirmité et être irréprochable de vie et de mœurs. Les sociétaires paient chaque mois une cotisation qui est employée à secourir les membres de la Société qui tombent malades, en leur procurant le médecin, les médicaments et un secours pour nourrir leur famille. C'est aussi avec cela qu'on paye les funérailles des sociétaires sans fortune, auxquelles doivent assister tous les membres.

La Société d'Aix, organisée comme celle de Chambéry, a un règlement adopté dans l'assemblée du 2 janvier 1853, où l'on voit que le bureau, alors renouvelable tous les six mois, était composé de MM. Jacquier Jean-Claude, président, Martin Maurice, vice-président, Rey Charles, secrétaire, et Bolliet Gaspard, trésorier.

L'annexion de la Savoie à la France ayant amené des changements dans la législation, la Société de l'Union dut refaire son règlement; celui-ci fut approuvé dans l'assemblée générale du 8 mars 1862'.

Dix ans après, dans un grand banquet fraternel (27 octobre 1872), quelques membres de la Société ayant violé publiquement leur règlement, en prononçant des discours politiques, le préfet de la Savoie, alors M. de Tracy, rendit un arrêté portant dissolution de la Société (29 novembre). Elle fut plus tard rétablie, par un autre arrêté préfectoral du 21 septembre 1876.

Autorisé le 31 juillet suivant, et imprimé à Aix la même année chez Bachet.

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