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Les observations météorologiques de Genève, que publie chaque mois la Bibliothèque universelle, ont commencé en 1796. On peut les diviser en trois séries: la première comprend les trente années 17961825, pendant lesquelles la moyenne barométrique annuelle était calculée en prenant la moyenne des observations faites chaque jour au lever du soleil et à deux heures après midi. Le baromètre qui servait aux observations était placé pendant les 26 années 1796-1821, dans l'ancien jardin botanique, à environ 20 mètres au-dessus du niveau moyen du Rhône, et pendant les 4 années 1822-1825, dans le nouveau jardin botanique, à 9m 9 au-dessus du même niveau.

Pendant la seconde série, c'est-à-dire pendant les 10 années 1826-1835, le baromètre était dans la loge du pont des tranchées, à 32m 70 au-dessus du Rhône. Dans cette période, les observations ont été faites à 9 heures du matin, à midi et à 3 heures du soir, et l'on a regardé comme la moyenne de l'année la moyenne des observations de 9 heures du matin et de 3 heures du soir, parce que ce sont à peu près les heures du maximum et du minimum de la journée.

Enfin, on rapporte à la troisième série toutes les observations qui datent depuis 1836, époque à laquelle le lieu des observations a été transféré au nou“ vel observatoire, situé à 0m 30 plus haut que le lieu des observations de la seconde série, ou à 33 mètres

au-dessus du Rhône. On a ajouté les observations de 9 heures du soir à celles que l'on faisait déjà à 9 heures du matin, midi et 3 heures. On a continué de prendre pour la moyenne de l'année la moyenne des observations de 9 heures du matin et de 3 heures du soir. Le baromètre a été changé au commencement de cette série; on a reconnu, après plusieurs observations comparatives, que le baromètre dont on s'était servi jusqu'ici marquait 0mm 70 de moins que le nouveau.

Pour rapporter les observations de la première et de la seconde série à celles de la troisième, il fallait donc ajouter 0mm 70 pour corriger la différence de l'échelle des baromètres. Il était nécessaire aussi de faire une autre correction dépendante de la différence de niveau des stations dans lesquelles on a successivement observé le baromètre. On a trouvé, après ces deux corrections, que la moyenne barométrique des trente années 1796-1825, qui composent la première série, et pendant lesquelles les observations ont été faites au lever du soleil et à 2 heures après midi, est 726mm 97. Que la moyenne des treize années 18261838, conclue des observations de 9 heures du matin et 3 heures du soir, est 727mm 75 (7).

(7) Dans la notice de M. G. Maurice, citée plus haut, la moyenne de l'année 1826 est supposée être de 725mm 75;

Pendant toute la première série, le thermomètre a été observé à Genève sur divers emplacements, au lever du soleil et à 2 heures après midi; la moyenne qui en résulte a été, pour les trente années 17961825,9° 81.

Dans les deux séries suivantes, on a adopté pour la moyenne de l'année la moyenne des maximum et des minimum de chaque jour; on obtient ainsi pour la moyenne des treize années 1826-1838, +9° 61.

A Paris, on a toujours considéré pour la moyenne barométrique de l'année celle que donnent les observations de midi; elle est égale à 756mm 086, pour les vingt-trois années 1816-1838; pour les treize années 1826-1838, elle est en particulier égale à 756mm 188. La température moyenne conclue des observations du maximum et du minimum de chaque jour, s'y trouve de 10o 80. La température moyenne de midi l'emporte sur la température moyenne de l'année, à Paris, de 2o 47, et à Genève de 2o 32 à peu près.

11. Cela posé, il est évident qu'on ne peut employer dans le calcul de la hauteur de Genève audessus de Paris, les mesures prises à Genève avant

c'est probablement une faute d'impression elle est de 728mm 75. En admettant le nombre 725mm 75, la moyenne des treize années 1826-1858 serait seulement 727mm 52.

l'année 1826, parce que la moyenne barométrique des observations faites au lever du soleil et à 2 heures après midi, diffère de la moyenne des observations de midi d'une fraction de millimètres que l'on ne peut négliger, et que l'on ne connaît pas assez exactement.

J'ai fait le calcul de la hauteur de Genève avec les observations de chacune des 13 années 1826-1838. Pour les dix premières années 1826-1835, au lieu d'employer les observations faites à midi à Genève, je me suis servi des moyennes annuelles qui résultent des observations de 9 heures du matin et de 3 heures du soir. Ces dernières méritent plus de confiance, parce qu'elles ont été revues par M. G. Maurice (Bibliot. Univers., avril 1837), qui y a fait plusieurs corrections; il s'était glissé quelques erreurs dans les tableaux publiés dans la Bibliothèque Universelle. Il est à regretter que M. Maurice n'ait pas étendu son travail aux observations de midi. Cependant, comme la moyenne barométrique des observations de 9 h. du matin et de 3 heures du soir est inférieure à la moyenne barométrique des observations de midi d'une quantité qui, pour Genève, est à très-peu près égale à 0mm 06, j'ai dû ajouter 0mm 06 aux moyennes barométriques de Genève des dix années 18261835, afin de pouvoir les comparer avec les moyennes annuelles de Paris, qui correspondent à midi. De même, pour obtenir la température moyenne de

Genève à midi, pendant les mêmes années 18261835, j'ai ajouté 2o 32 aux températures moyennes annuelles de cette ville. Les légères erreurs qui pourraient en résulter dans le calcul de la hauteur de Genève au-dessus de Paris, par les seules observations d'une année, disparaissent entièrement dans la moyenne de plusieurs années. Pour les trois années suivantes, j'ai employé les observations faites à midi. Enfin j'ai retranché à la moyenne barométrique de Genève 1mm 64, quantité dont l'échelle du baromètre de Genève est plus forte que celle du baromètre de Paris, si mes comparaisons ont été exactes.

Le tableau suivant renferme les éléments du calcul pour chaque année. Toutes les corrections précédemment indiquées s'y trouvent faites. La dernière colonne donne la hauteur de Genève au-dessus de la mer; elle a été obtenue en calculant d'abord la hauteur de Genève au-dessus de Paris, d'après les observations de chaque année, et en ajoutant ensuite à la hauteur de Genève au-dessus de Paris, la hauteur de Paris au-dessus de la mer, hauteur qui est de 65 mètres.

Je me suis servi, pour les calculs, de la formule

h

Z = 18393m (1+

1000")) L.

h'

2 +

C'est la formule.dont on fait le plus communément usage dans nos latitudes pour la détermination baro

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