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est 725mm 279. Elle est inférieure de 0m 830 à la moyenne barométrique de Genève, que l'on déduit des observations des 13 années 1826-1838, et qui est égale à 726mm 109, après qu'on a retranché 1mm 641 pour l'excès de son échelle sur l'échelle du baromètre de Paris. On peut supposer, à raison de la proximité de Genève et de Chambéry, que la moyenne des 335 observations de cette dernière ville doit être aussi inférieure à la moyenne barométrique de la première de la même quantité 0mm 830. La moyenne barométrique de Chambéry est donc, au moins pour les 13 années 1826-1838, à très-peu près égale à 737mm 263 +0mm 830738mm 093.

En effet, la moyenne barométrique de Paris pour les mêmes années est 756mm 188; la température de midi a été à Paris, dans le même temps, de 13° 27; celle de Chambéry peut être supposée (9), sans grave erreur, égale à 13o 67. On trouve avec ces données que le baromètre du Séminaire de Chambéry est élevé de 203m 86 au-dessus de celui de l'observatoire de Paris. Si l'on retranche de cette valeur 5m 55 pour la hauteur du baromètre du Séminaire au-dessus du sol, et qu'on ajoute ensuite 65 mètres pour la hauteur

(9) On verra plus loin (No 26) que la moyenne thermométrique de Chambéry surpasse celle de Paris d'environ 0° 4.

du baromètre de Paris au-dessus de la mer, on obtient 263m 27 pour l'élévation du sol du Séminaire de Chambéry au-dessus du niveau de la mer.

Cette hauteur est inférieure seulement d'un demimètre à celle à laquelle nous sommes parvenus dans le numéro précédent, ce qui prouve que la moyenne barométrique de Chambéry s'éloigne très-peu de 738mm 093.

2me Calcul de la hauteur de Chambéry au-dessus du niveau de la mer.

15. La seconde méthode que j'ai suivie pour trouver la hauteur de Chambéry au-dessus de la mer, n'exige la comparaison du baromètre du grand Seminaire avec aucun baromètre étranger; elle consiste à chercher quelle est la hauteur au-dessus de Chambéry de deux points très-rapprochés de cette ville, dont la hauteur au-dessus de la mer a été déterminée dans la célèbre mesure d'un arc du parallèle moyen. Ces deux points sont le signal que les ingénieurs austrosardes ont élevé à Lémenc, près du Calvaire, et le clocher de la Motte.

16. J'ai fait des observations barométriques à trois différents jours, au pied du signal de Lémenc; comme ce point n'est qu'à dix minutes de Chambéry, il n'était pas nécessaire de faire dans les deux stations des

observations simultanées. J'observais d'abord le baromètre au Séminaire plusieurs fois avant de partir ; je portais ensuite l'instrument au pied du signal, où je faisais des observations pendant environ une demiheure; enfin je revenais aussitôt au Séminaire, où je prenais de nouvelles mesures. J'ai choisi pour ces observations des jours dans lesquels l'atmosphère était tranquille. Je les ai faites aux environs de deux heures, vers cette partie de la journée où les variations diurnes, qui vont bientôt changer de signe, sont trèslentes. Il y avait en effet peu de différence entre les hauteurs du baromètre observées avant le départ et au retour, et une interpolation facile donnait immédiatement la hauteur du baromètre à Chambéry, pour le moment où je faisais les observations au pied du signal de Lémenc.

Le tableau suivant renferme les moyennes des observations de ces trois jours, et la hauteur du pied du signal au-dessus du sol du Séminaire, qui résulte des observations de chaque jour. Comme le baromètre, pendant que je l'observais au Séminaire, était élevé au-dessus du sol, le premier jour de 6m 50, et les deux autres jours de 5m 55, j'ai ajouté ces nombres aux hauteurs déduites immédiatement du calcul des observations.

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L'élévation du pied du signal de Lémenc au-dessus de la mer est, d'après les ingénieurs austro-sardes, égale à 339m 70. Il suffira donc de retrancher de ce nombre la hauteur du même signal au-dessus du grand Séminaire, pour avoir la hauteur du grand Séminaire au-dessus de la mer.

Les trois résultats contenus dans le tableau précédent donneront pour cette hauteur les trois valeurs 261 36, .... 265m 22, .... 262m 48.... Ces trois valeurs diffèrent aussi peu les unes des autres qu'on peut l'espérer d'observations isolées : leur moyenne est 263m 02.

17. Je n'ai fait qu'un seul jour d'observations

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barométriques au clocher de la Motte : c'était le 25 février 1841. L'air était calme et froid; des nuages immobiles couvraient toute l'étendue du ciel et interceptaient les rayons du soleil, de sorte que dans toute la masse d'air comprise depuis la surface de la terre jusqu'aux nuages, il régnait un équilibre parfait de pression et de température. Depuis midi jusqu'au soir, le baromètre n'a éprouvé que des variations extrêmement faibles, dont la plus grande amplitude a à peine atteint 0mm 2.

Cet état de l'atmosphère était très-favorable à la mesure des hauteurs par le baromètre ; j'ai fait des observations pendant une bonne partie de l'aprèsmidi. J'en ai fait plusieurs au Séminaire avant et après la promenade de la Motte. Leur comparaison avec celles que le R. P. Fatton, professeur de physique au Collège de cette ville, y avait faites aux mêmes heures, m'a fait connaître la différence qui existe entre la hauteur barométrique mesurée au Collége par le R. P. Fatton, et la hauteur barométrique mesurée par moi au grand Séminaire. En retranchant cette différence des observations que le R. P. Fatton faisait au Collège pendant que j'étais à la Motte, j'obtenais exactement les hauteurs barométriques que j'aurais obtenues moi-même, si j'avais fait des observations au Séminaire aux mêmes heures. Cette manière de comparer des baromètres qui doivent

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