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Sociétés étrangères, des concours ont été ouverts et des prix distribués, des députés ont été envoyés dans les congrès scientifiques d'Italie et de France, pour participer à cet échange d'observations et d'idées qui a pour but de hâter les progrès des sciences, en appliquant à la faiblesse de l'esprit humain le principe de l'association, qui a produit de si grands effets dans l'industrie.

Le XIe volume des Mémoires de la Société contient des travaux importants; mais il reste dans ses archives bien des pages qui mériteraient et auraient obtenu la même publicité, si l'Académie ne s'était fait une loi de restreindre le plus possible ses publications. Dans ce court exposé des travaux qui ont rempli les deux dernières années, nous tâcherons de faire connaître ce qu'il y a de plus important dans les Mémoires qui ne sont pas livrés à l'impression.

Sciences physiques.

Peu après l'apparition du daguerréotype dans le domaine des sciences, M. Michel St-Martin adressa à l'Académie un essai sur cette invention merveilleuse, qui donne à l'homme le pouvoir de fixer la lumière sur le métal pour y conserver les images de la nature. Exposer avec clarté et précision les opérations de la daguerréotypie, analyser les actions chimiques qui s'y manifestent, faire l'histoire de son introduction dans notre pays, tel est le but de M. St-Martin.

Depuis cette époque, l'art de la photographie a fait des progrès ; les expériences de Becquerel, de Moser, de Gaudin et de plusieurs autres ont dépassé, comme cela devait être, un travail qui les a précédées, et par conséquent elles ont rendu sa publication inutile.

M. l'abbé Billiet, chanoine de la métropole, a envoyé à la Société un Mémoire intitulé Hypsométrie du diocèse de Maurienne, soit du bassin de l'Arc, depuis Montmélian jusqu'au Montcenis.

L'Académie, considérant que l'appréciation exacte des inégalités de la surface du globe est d'une grande utilité pour compléter la topographie de chaque localité, a décidé que ce Mémoire ferait partie du présent voluine.

La hauteur absolue de Chambéry avait été plusieurs fois établie, et par différents moyens. Cependant le peu d'accord qui existait dans les résultats portait à croire qu'il avait pu se glisser quelques erreurs dans les calculs, dans les observations, ou dans les instruments dont on s'était servi. Comme la hauteur de Chambéry servait de base à la détermination de toutes celles

des montagnes voisines, il était bien nécessaire qu'elle fût établie d'une manière à ne plus laisser de doute. M. l'abbé Chamousset a fait de nouvelles observations, de nouveaux examens, de nouvelles comparaisons des instruments entre eux, et son immense travail, qui se trouve dans le XI® volume de nos Mémoires, ne laisse plus aucun doute sur la hauteur de Chambéry; il a même eu par là le moyen de reconnaître que l'échelle du baromètre de l'observatoire de Genève était, en 1840, trop forte de 1mm 64.

M. l'avocat Raymond a deux fois entretenu la Société d'une découverte qu'il a faite dans la théorie du son. Le travail important dont il a commencé la lecture n'étant point encore achevé, nous nous contentons de donner ici le simple énoncé de la loi qu'il a trouvée.

On sait qu'un son quelconque fait entendre ses harmoniques à différentes octaves. En faisant des expériences au moyen de l'orgue, M. Raymond a observé que toutes les fois que deux sons se font entendre simultanément par deux tuyaux d'orgue, on n'entend pas seulement les sons harmoniques propres à chacun d'eux, mais encore un son distinct et différent de ces derniers, lequel se reproduit constamment dans les basses.

Ce son, que l'on pourrait appeler sous

résonnance, doit certainement avoir un rapport mathématique avec les deux sons générateurs, et c'est vers la recherche de ce rapport que se sont dirigées les expériences et les calculs du savant physicien. Le résultat de ses recherches a été la découverte de la loi à laquelle il est soumis, et qui peut être énoncée ainsi :

Deux sons qui vibrent ensemble reproduisent toujours un troisième son égal à

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