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tiers xxvi frans comptez par plusieurs mains, à plusieurs foiz et en plusieurs partiez dont ils avoient eues plusieurs quit tances, lesquelles sont mises au néant par ces présentes. De laquelle somme de LXXVIII frans pour ladite cause je me tien pour comptent et bien paié pour le roy nostre sire, et en quicte lesdiz habitans de Chitri et touz autres à qui quittance en appartient. En tesmoin de ce j'ay mis mon seel en ceste quittance le v jour d'octobre, l'an mil CCCLX dix et neuf. Signé De Tournisel.

(Marque du sceau plaqué.)

(Arch. de l'Yonne, Fonds des Docum. histor.)

N° 324.

Chartes et traités avec les habitants d'Auxerre, sur le droit de passage dans le cloître du Chapitre.

(An 1380.)

A tous ceulx qui verront ces présentes lettres, nous doyen et Chapistre d'Aucerre, salut. Comme ja pieça, plaiz et procez fust mehuz pardevant monseigneur le bailli de Sens à Sens, et depuis pardevant nos très-chers et redoubtez seigneurs nosseigneurs tenans le parlement à Paris, pour le roi nostre sire, entre nous ou nom et à cause de nostre église, d'une part, et les bourgois et habitans d'Aucerre, d'aultre part, pour cause de la fermeté des cloistres d'Aucerre et de nostre dite église; et pendant ledit plaiz et procez certains accors sur iceulx plaiz et procez ont esté faiz entre nous et lesdits habitans; et parmi lequel accord fussient tenu et obligié à nous lesdits habitans en la somme de deux mil livres tournois, un marc d'argent pour six livres tournois, à payer à certains termes ja passez, et selon ce et par la manière que contenu et escript est en une lettre faite et passée audit parlement pardevant nosdits seigneurs, surlesdits accords, et desquels la teneur s'ensuit:

Joannes, Dei gratia Francorum rex. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod a procuratoribus partium infra scriptorum, prout in quadam cedula curie nostre tradita, sigillis dilectorum et fidelium consiliariorum nostrorum magistri Johannis de Firmitate, decani ecclesie Trecensis, et Jacobi Vache, militis, sigillata continetur, de licentia dicte nostre curie concordatum extitit in hunc modum :

A tous ceulx qui ces lettres verront : Jehan de la Ferté, doyen de Troyes, et

Jacques la Vache, chevalier et conseiller du roi nostre sire, et commissaire en cette partie d'iceluy seigneur, en la cause mehue entre discrette personne et sage doyen et Chapistre d'Aucerre, d'une part, et les habitans d'icelle ville d'Aucerre, d'autre part, salut. Sachent tuit que nous commissaires dessusditz entre lesdites parties avons traité sur les faiz et articles sur lesquieulx nous étions commis et aultres choses, et Louis Jehan Barbier, procureur des habitans de la ville d'Aucerre, et messire Jacques de Rampillon, prestre et procureur du doyen et Chapistre d'Aucerre, procureur desd. parties, lesquieulx ont baillé leur procuration pardevant nous, accordé en la forme et manière contenus en une cedule dont la teneur s'ensuit :

Comme discort et débat fut mehu en parlement entre sages hommes et honora bles les habitans et singuliers de la ville d'Aucerre, d'une part, et honorables hommes et discrez doyen et Chapistre, d'autre part, sur ce que lesdiz habitans et singuliers disoient et maintenoient eulx estre en saisine et possession, par tel temps qu'il n'est mémoire du contraire, ou au moins par tel temps qu'il souffit à bonne saisine avoir acquise, d'aller et venir passer et repasser eulx, leurs chevaulx et leurs bestes par certaines voyes et chemins publics estans en la ville d'Aucerre, passant et en allant pardevant et environ l'église de S. Etienne, mère église de ladite ville, et d'aller querre et apporter par lesditz chemin et voyes, tant à la fontaine, à col, à chevaulx et asnes, pour leur boire, vivres et nécessitez, et aussi de mener et charroyer vins et autres marchandises, de jour et de nuit, sans empeschement aulcun, par lesdits chemin et voyes, et de user desdits chemins et voyes en tous cas pour leurs nécessitez et volontez, toutefois qu'il leur avoit pleu, sans que les doyen et Chapistre peussent enclourre lesdites voyes et chemins, ou y peussent faire aucun empeschement par closture ou aultrement; et néanmoins disoient que lesdits doyen et Chapistre avoient impétré plusieurs lettres, tant de l'évesque et du comte d'Aucerre, comme du roy nostre sire, ou de ses devanciers par lesquelles ils se disoient avoir faculté et licence de faire closture en toute leur église comme pour cloistre, et aussi d'enciorre lesdits chemins et voyes, nonobstant qu'ils fussent communs et publiques, comme dit est, lesquelles lettres lesditz habitans et singuliers disoient estre subreptices et iniques; et avec ce disoient que lesditz doyen et Cha

pistre, sous couleur desdites lettres et licence, avoient fait amener en ladite ville plusieurs charretes de pierres, chaulx et sablon et autre matière convenable pour faire ladite clousture, lesquelles choses lesdits doyen et Chapistre avoient fait en troublant et empeschant lesdits habitans et singuliers en leur dite saisine, indument et de nouvel, et sur ce se doluoient lesdits habitants et singuliers en cas de nouvelleté desdits doyen et Chapistre, par devers le bailly de Sens ou son lieutenant; à laquelle commission et complainte lesdits doyen et Chapistre s'opposèrent, et en cas d'opposition fust jour assigné ausdites parties par devant ledit bailli ou son lieutenant, à Sens, et après par impétration fust la cause dévolue en parlement entièrement, et là conclurent lesdits habitans et singuliers contre lesdits doyen et Chapistre, en cas de nouvelleté, et que lesdits empeschement leur fussent ostez en ramenant leurdite commission à fait, et que l'opposition faite par lesdits doyen et Chapistre prononciée torsonnière, et que ils ne fussent à recevoir, à proposer et alléguer saisine ou aultre raison au contraire de l'intention desdits habitans et singuliers, par plusieurs faiz et raisons qu'ils proposoient.

Lesditz doyen et Chapistre disoient au contraire que en ladite ville avoit certain lieu ordonné pour cloistre combien qu'il ne fust pas fermé, et que toutes lesdites lettres qu'ils avoient impetrez sur la teneur et fermeté de faire clousture estoient bonnes et valables, et que lesdits habitans et singuliers n'y faisoient à recevoir, à proposer ledit cas de nouvelleté, et que la demande qu'ils en faisoient estoit ineptement formée, et que il n'y échoit point de cas de nouvelleté par droit, et ou cas que lesdits habitants et singuliers seroient à recevoir, si tendoient-il à fin qu'ils fussent absoubz de la demande desdits habitans et singuliers, et avec ce proposoientil raisons au contraire par lesquelles ils disoient qu'ils faisoient à recevoir par plusieurs raisons et faiz.

Sur lesquelles choses lesdites parties furent respoussées par arrest de la cour à bailler leurs faiz et articles à toutes les fins à quoi ils avoient tendu, et les baillèrent par escript et furent données à certains commissaires de la cour pour sçavoir et enquérir la vérité desdits faiz.

En la parfin lesdites parties pour bien de paix et d'accord nourrir entre eulx en con seil et délibération mehus à plusieurs sa ges, et pour plusieurs causes justes et raisonnables qui les ont mehus å taire ce qui

s'ensuit, o t transigé, pacifié et accordé ensemble sur les debatz et accords dessusdits, et sur le fait de ladite closture, s'il plaist au roy nostre sire ou à sa cour, en la manière qui s'ensuit : c'est à sçavoir que lesdits doyen et Chapistre se déportent et laissent du tout de tous les débatz, plaiz et procez dessusdits au proufit desditz habitants et de l'opposition que ils avoient faite contre leur dite complainte, ils y renoncent du tout, sans que jamais ils en puissent faire ou mouvoir aucune question encontre lesdits habitants ou singuliers, par quelque voye que ce soit, et avec ce renoncèrent à toutes les lettres et impétrations que ils avoient faites sur le fait dessus dit, et pour avoir faculté et licence de faire ladite closture, tant du roy notre sire. comme desdits évesque et conte d'Aucerre; et avec ce que desdites lettres ou impetrations ils ne se pussent ayder contre lesdits habitans et singuliers, en tant comme elles regardent le plaiz dessus dit et ladite closture, sauve toutesvoyes ausdits doyen et Chapistre lesdites lettres et impétrations pour tant comme il leur trichent en aultre cas et en aultres faiz, si elles en font mention; et par espécial ont voulu et accordé lesdits doyen et Chapistre que vues lettres de licence confirmatoire du roy nostre sire Philippe, dont Dieu ait l'ame, qui du fait de ladite closture et licence font expresse mention et non d'aultre cas soient chancellez et dépiécez de fait, parquoy elles soient inutiles à tousjours, et que le débat des parties soit osté au proulit desdits habitans et singuliers. Et outre pour ce que lesdits doyen et Chapistre et les habitans et singuliers dessusdits soient et vivent en plus grant paix et dilection, lesdits doyen et Chapistre ont renoncié et renoncent à jamais avoir closture pour cloistre en ladite ville d'Aucerre, et ne l'y pouroient faire ou temps présent ne à venir par quelque manière que ce soit. Et parmi ce et aussi pour l'amour et affection que lesdits habitans ont et entendent avoir ausdits doyen et Chapistre et leur église, ou temps présent et advenir, ils rendront et payeront ausdits doyen et Chapistre deux mil livres tournois du prix de la monnoye que le marc vault à présent; c'est-à-sçavoir, six livres tournois pour le marc, aux termes qui après s'ensuivent; c'est-à-scavoir à la Purification Nostre-Dame prochainement venant, cinq cent livres tournois à la Purification ensuivant, qui sera l'an cinquante et trois, cinq cens livres tournois, et aux festes de ladite Purification qui seront l'an cinquante quatre et cin

quante cinq, à chacune cinq cens livres tournois pour tourner et convertir au proufit de ladite église. Et quant ad ce obligèrent lesdits habitans ausdits doyen et Chapistre, par souffisance, et par ce présent accort sont les dépens desdites parties compensées et pour causes. Et ont promis lesdites parties, volu et accordé que leurs procureurs souffisamment fondez pour faire et accorder les choses dessus dites viendront et compareront en parlement, aux jours de Vermandois prochains à venir, pour passer l'accort dessusdit en la manière que dit est. Et encore ont volu et accordé lesdites parties qu'elles soient condamnées par arrest du parlement à tenir et accomplir ledit accort. En tesmoing de ce nous Jehan de la Ferté et Jacques la Vache, commissaires dessusdites à la requeste desdits procucureurs, avons scellé ces lettres de nos propres sceaux, desquieulx nous usons et entendons à user, faites l'an de grâce mil trois cent cinquante et deux, le vingthuitième jour du mois d'aoust.

Visoque per dictam nostram curiam dicto accordo, placuit et placet eidem curie, quod ipsum accordum per dictos procuratores decani et capituli et habitantium predictorum concordatum et passatum, perpetuo teneat et valeat; condemnavitque dicta curia, per arrestum ejusdem partes predictas ad tenendum et complendum accordum antedictum, juxta sui seriem et tenorem. Quod ut firmum et stabile permaneat, in futurum sigillum nostrum presentibus litteris fecimus apponi et appendi, nostro et alieno in omnibus jure salvo. Datum Parisiis, in parlamento nostro, de consensu Jacobi de Rampillone dictorum decani et capituli, ac Johannis Barberii habitatorum predictorum procuratorum, anno Domini millesimo trecentesimo quinquagesimo secundo, mense martii. Sigillatum sub sigillo Castelleti nostri Parisiensis, in absentia nostri magni sigilli, vicesimo-tertio die aprilis, anno Domini millesimo trecentesimo quinquagesimo quinto.

Sachent tuit que nous, pour et au nom de nostre église, tous assemblez ensemble" en nostre Chapistre et capitulans, connoissons et confessons avoir eu et reçu desdits habitans d'Aucerre toute ladite somme et en ladite monnoye desdits deux mil livres tournois ja mis tournez et convertis en l'utilité et proufit de nostre dite église, et de laquelle somme de deux mil livres tournois nous nous tenons pour bien contens, payez et agréez, et lesdits habitans et eux et tous leurs hoirs et successeurs

et quittons et clamons quittes à tousjours. mais, et combien que lesdites lettres d'accort, nous nonobstant ladite solution ayons retenu et retenons pardevers nous pour ce que en aucune partie elles touchent et sont à l'intention et prouffit de nous et de nostre église et aultres, néanmoins; en signe de ladite paye et solution nous avons fait escrire, enregistrer et signer du signet manuel de nostre tabellion, et mettre nostre scel sur lesdites lettres d'accort au dos et à tergo d'icelles, comme nous avons esté payé et solu, comme dit est, de toute ladite somme; et en oultre avons volu et accordé, volons et accordons ausditz habitans que lesdites lettres d'accort, en tant comme elles touchent ladite obligation et somme de deux mille livres tournois, et en tant comme elles font et peuvent faire en aultres articles contre et au préjudice desdits habitans touchant et regardant les causes dudit discort, soient et demeurent comme cassées et vennes et du tout anichillées et annullées, et quant aux aultres clauses demeurent en leur vertu; et par la teneur de ces presentes toutes aultres lettres et quittances que lesdits habitans ont eues de nous des payemens particuliers de ladite somme de deux mil livres tournois sont et seront nulles et de nulle valeur; promettant en bonne foy ladite quittance tenir, garder et accomplir fermement, faire venir encontre.

En tesmoing desquelles choses nous avons scellé ces présentes lettres de nostre propre scel, duquel nous usons. Donné à Aucerre, en nostredit Chapistre, l'an de grace mil trois cens et quatre-vingt, le mercredi vingt-huitième jour du mois de juillet ainsi signé, S. Blandin.

(Ex Cartul. urbis Autiss. fol. 62.)

No 325.

Permission aux religieux de St.-Germain d'Auxerre, de fortifier le village d'Héry. (An 1381, mai.)

Charles, etc., savoir faisons à touz présens et à venir que nous avons veu la supplication de nos amez les religieux, abbé et couvent de Saint-Germain d'Aucerre, contenant que comme ils aient au pais d'Aucerrois, de leur fondation et demaine plusieurs villes, rentes et revenues de grains et d'autres choses, hommes de corps et plusieurs hostes et subjets, lesquelz ont ou temps passé souffert plusieurs grans domaiges par le fait des guerres et des compaignies et gent d'armes qui ont

esté sur le pais, et pourroient encore soustenir en temps avenir, pour ce que ilz n'ont aucun lieu ou forteresse prochaine ou convenable, en laquelle is aient pu ou puissent promptement retraire eux et leurs biens, comme leur m ustier d'Aucerre en soit trop loinz, ne n'y pourroient avoir secours ou refuge en cas de besoing ou de nécessite dont ils ont este ou temps passé et pourroient encore plus estre ou temps avenir grevez et dommagez, et il soit ainsi que ilz aient en une de leurs villes appelee de Ery une bonne et notable maison bien convenable, ordonnee et taillee a faire fort, tant pour la disposicion du lieu comme pour cause de l'espace et et des eaues qui sont environ pour y faire bons et granz fossez: duquel lieu, lequel est le principal hostel desdiz religieux hors de ladicte ville d'Aucerre plusieurs desdites villes, hommes de corps et subjets desdiz religieux et leurs biens sont assis bien prez, et pourroient yeeulx religieux et leursdits hommes, hostes et subjets et leurs voisins, avoir en ycelluy plus largement, conven biement, promptement et seurement secours et refuge, et y retraire eulx et leurs biens en cas de peril et de necessite que ai. eurs, se il estoit enf rei et mis en estat de forteresse et de defense, et en ycelle pourra estre fait guet et garde bien et deuement quand besoing sera par les hommes et subjets desdiz religieux et autres de mourans eviron ycelle, et sera bien gardee et dedeadue, sanz ce que de ce de maige ou inveniant puisse ensuivre au pais, si comme ilz dient, en nous supplant humtiement, que de ce faire leur veillons donner corge et licence.

Nous considerées des choses desuzdictes, et que voulons tousjours et desirons le proffit et la seureté de nos subjets, avons ausdiz religieux de grace es: ecial donne et ottrove, et par ces presentes ou cas dessusdit leur donnons et ottroyons licence, auctorite et congie de enforcir de murs, de fossez et autres choses à ce convenables et nécessaires, ladicte maison et d'icelle mettre et ordonner en estat et manière de forteresse et de defense pour y sauver et retraire en cas de peri et de besoing yceulx religieux, leursdits hostes subjets et hommes et habitanz d'environ avec leurs biens; et genéralement de y faire toutes les choses qui à celle forteresse pevent et doivent appartenir. Si donnons en mandement au bailli de Sens, et d'Aucerre, ou à son lieutenant, que s'il lui appert estre ainsi, de nostre présente grace et octroy facent et leissent lesdiz religieux

user, etc. Ce fut fait et donné à Paris ou mois de may, l'an de grace M. ccc. ш et un et le premier de nostre règne.

Par le ros, à la relation de M. le duc d'Anju present, mess. levesque de Langres, amirail et aultres du Conseil, G. de Montaigne.

Tiré du Trésor des Chartres de Charles VI. Registre cruz, Charte rosii,j

N° 326.

Impit de 120 litres mis sur les habitans de Chitry, pour leur part des aides levées pour la guerre.

'An 1381, 22 septembre.)

Les esleuz es cité, diocese d'Aucerre et villes adjaicentes sur le fait des aides pour la guerre, les commissaires du roy nostre sire en ceste partie aux habitants de la ville et paroisse de Chitry, salut. Le roy nostre sire pour les causes déclairées en ses lettres... Ordonnee que une taille de 1x XVI livres tournois soit assise levee et repartie es mentes de nostre élection et paiée à trois termes, c'est assavoir le premier terme à la fin de ce présent mois de juing, le deuxieme tiers au terme de la fin du m is de septembre prochain venant et le darrenier terme à la feste de Noël apres en suivant. Four laquelle taille vous estes assis et impose a la somme de six vins livres T Sy vous mandons et commandons que vous vous assamblez ensemble ces lettres vehues et la lite some a laquelle vous estesimp se asseez sur vous mesmes, ou ceux qui par vous seront es eu sur ce asséent et imposent par serment, justement et egalement, selon les facultez d'ung chascun de vous, ladite some. Et elisez aucuns cu aucun de vous qui ladite tai le recevra et levera, et icelle apportera à Aucerre desdits aides esdiz termes auxquelz quant ad ce au receveur nous donnons puissance. Et par ces presentes donnons mandement au premier sergent dou roy nostre sire ou de la justice de la lite parroche que il contrigue par la manière qu'il est acoustumé esrepour les propres debtes du roy nostre dit seigneur tuz les rebelles reffusans ou del iens à payer le taux et some à lui imposes es termes dessusd z. Donné soubz nos signets l'an mil ccc. unxx et ung, le xxII jour dou mois de septembre.

Pièce sccl.ee autrefois de 4 petits sceaux plaques en cire rouge.

Arch. de Tonne, docam historiq.

[graphic]

N° 327.

Lettres royaux de rémission pour un habitant d'Auxerre, qui a tué fortuitement et de nuit le curé de Varzy. Querelles entre les gens d'église et les officiers du roi à Auxerre.

(An 1381-82.)

Charles, etc., savoir faisons à to uz presens et avenir, de la partie de Perrin Chantepinot, clerc nez d'Auxerre, à nous avoir esté exposé comme le jour de l'Apparition de Notre-Seigneur dernièrement passée, Guillaume Patée, lors nostre chastelain de nostre chastel d'Aucerre, lui eust dit que les genz de l'eglise de ycelle ville avoient fait et faisoient souvente fois par nuit en ladite ville plusieurs excès et malétices, ou contempt et vitupère de nous et de nos officiers audit lieu, et amoindrissement de nostre justice, et avec ce avoient batu par nuit aucun de noz ser•genz, et que en aidant à garder nostre droit et conforter justice, il voulsist estre celle nuit avecques mondit chastelain et nos autres officiers et sergenz du guet d'icelle ville pour résister ausdictes genz d'eglise ou cas qu'ils vouldroient faire aucune force ou oultrage en ycelle; lequel Perrin lui accorda de y aler quant temps seroit, et par ledit chastellain lui seroit mandé. Lequel chastellain environ heure de souper, ledit jour, manda audit exposant par son varlet qu'il alast à lui et qu'il estoit heure, et lors parti et ala à lui et le trouva accompaignie d'aucuns noz sergenz dudit guet, et environ heure de cuevre-feu en alant parmi la ville virent un desdictes genz d'eglise, appellé Jehan Richesse, prestre curé de Varsy, qui venoit de la ville, et avoit en sa compaignie un varlet portant une torche et lors cuidant que ce feust de ceulz qui avoient batu, comme dit est, aulcun de nosdiz sergenz ala avecques ledit lors chastellain et lesdiz sergenz, et vint le premier oster la torche au varlet dudit curé de Varsy, et féry ycellui curé un cop en la teste, du plat de son coustel, et adonc vint un desdiz sergenz de la compaignie dudit chastellain qui assailli ycellui prestre, et le bati tellement, que mort s'en ensui assez tost après en sa personne, pour lequel cas il doubte rigueur de justice et s'estabsentez du pais, où il est à grand meschief et povreté et en grant aventure de sa personne, si comme il dit. Et nous suppliant humblement que sur celui vueillons pourveoir de remède piteable.

Pourquoy nous, ces choses considérées, et mesmement qu'il ne le fist pas de

fait appensé ne à sa promocion, ne pour hayne ou malvueillance qu'il eust audit curé, ne en entencion de tuer lui ne aucuns, fors seulement pour aider à garder le droit de nous et de nostre justice, comme dit est; et aussi que nostre Saint Père le pape l'en a absolz et baillié pénitence solutoire, et pour contemplacion d'aucuns noz officiers qui sur ce nous ont humblement supplié et requis, et que onques mais ne fu repris d'aucun autre villain cas ou reproche, audit Perrin Chantepinot avons remis quicté et pardonné et par ces présentes de nostre auctorité royal, plaine puissance et grâce especial, quictons, remettons et pardonnons tout ledit fait, avec touz appeaux et bans qui s'en sont ou pevent estre ensuiz pour occasion d'icellui lesquels nous mettons du tout au néant, et toute la peine, offensse et amende corporelle criminelle et civile en quoy il puet estre encouru envers nous, et mettons et restituons à sa bonne fame et renommée, au pais, et à ses biens non confisquez; en imposant sur ce silence perpétuel à notre procureur, satisfaction civile faicte à partie avant toute euvre. Pourveu toutevoies que le dessuz dit Perrin sera tenu de faire un pélerinage à Saint-Ladre d'Avallon, tout de pié, dedans un an.

Si donnons en mandement par ces présentes au bailli de Sens et d'Aucerre, et à touz noz autres justiciers et officiers présens et à venir ou à leurs lieutenans, et à chascun d'eulx, si comme à lui appartiendra, que ledit Perrin Chantepinot fa cent et lessent joir et user plainement de nostre présente grâce, rémission et pardon; etc. Donné à Cabastin, ou mois d'avril l'an de grace м. CCC. xx et vii, et de nostre règne le second.

Par le roy, à la relacion du conseil, Signé, Gontier.

(Tiré du Trésor des Chartres, registre 120, pièce 290, parmi les rémissions ou grâces.)

N° 328.

Extraction de reliques sous le nom de S. Thibaud, du prieuré de Beaumont proche Auxerre, en faveur des habitans de Provins.

(An 1381.)

In nomine Domini, amen. Ad perpetuam rei memoriam per hoc presens publicum instrumentum cuntis pateat evidenter et sit notum, quod cum nutu divino revelante, ut creditur, glorioso confessore beatissimo Theobaldo jampridem religiosi Fratres Minores ordinis S. Fran

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