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tingue une variété torpide et une variété agitée, formes graves qui correspondraient aiusi à la forme catatonique de Kraepelir..

Contre Kraepelin qui maintient les deux formes morbides hébéphrénique et catatonique, fait intervenir un état émotionnel dans la conception de la catatonie, M. Meeus se range plutôt du côté d'Aschaffenburg qui prétend qu'entre toutes ces formes, les plus légères et les plus graves, n'existent que des degrés d'une même maladie. Il fusionne l'hébéphrénie et la catatonie avec la concepiion de démence précoce qui est une affection se développant généralement dans le jeune à ge, conduisant, à travers toutes sortes de circon-tauces, ou bien immédiatement, ou bien après des rémissions plus ou moins sensibles, à un état caractéristique et tout à fait special d'affaiblissement intellectuel définitif. E. Blin.

VARIA.

LES ALIÉNÚS EN LIBERTÉ.

Le folie d'un ancien magistral. Des agents ont arrêté, la nuit dernière, boulevard Péreire, un individu qui, en chemise et armé d'un revolver, courait à toutes jambes. C'est un nommé Louis M..., demeurant rue des fermiers, 19. Il avait déchargé cinq balles de revolver dans l'escalier de sa maison, contre des ennemis imaginaires et avait pris la suite dans la rue. M. M... est âgé de quarante deux ans et a passé une moitié de sa vie aux colonies, dans la magistrature. C'est là qu'il a contracté les germes de sa folie actuelle. (Le Journal, du 9 octobre 1902).

Siglunte tragédie. De Grasse, au Petit Parisien : Une sanglante tragédie a semé hier l'épouvante dans la petite commune de Gars, située à soixante-trois kilomètres de Grasse.

Un cordonnier de cette localisé, qui comprend à peine deux cents habitants, Baptiste Guérin, à gé de quarante-deux ans, donDait, depuis quelque temps, des signes d'aliénation mentale. Or, hier, dans l'après-midi, pour un motif des plus futiles, il fut pris d'un accès de folie furieuse au cours duquel il sortit armé d'une bache et fonez sur toutes les personnes qu'il trouva sur son passage.

C'est ainsi que cinq de ses compatriotes furent victimes de la fureur de ce forcené. Trois d'entre eux, qui n'avaient pu parer les terribles coups de hache que Guérin leur portait, ont été très grièvement atteints et on craint que les malheureux ne survivent à leurs blessures.

On juge de la panique qui s'empara des habitants; chacun ver

rouilla solidement sa porte, et, en l'espace de quelques secondes, les rues du petit village furent complètement désertes.

Cependant, un groupe d'hommes courageux s'était formé sous la conduite du maire, M. Delerba, qui, par précaution, s'était armé d'un fusil. Une chasse à l'homme fut organisée et, bientot après, Guérin, qui brandissait toujours sa hache, était cerné par ses compatriotes. A cette vue, le forcené leva son arme et se précipila sur le groupe. Un nouveau malheur allait se produire, quand une détonation se fit entendre, et Guérin s'aballit comme une masse, soudroyé d'un coup de fusil que le maire venait de tirer sur lui. C'est là un assassinat que le maire aurait pu éviter.

Cinq enfunts élranglés. — Drame de la folie.- Un maitre d'école hollandais. Suicide du meurtrier. GRONINGUE, 27 septembre. - A Veenilam, dans la province de Groningue, le maitre d'école. nommé Lemke, ayant été pris d'un accès de folie furieuse, a étrangle cinq élèves et en a grièvement blessé sept autres. Après avoir accompli cet horrible acle, Lemke a couru vers l'étan, qui se trouve au milieu du village et s'y est noyé. (Le Journal, du 28 septembre 1902.)

ALCOOLISME DE L'ENEANCE. Pour lu boisson. Ferdinand Heulte, quatorze ans, est un gamin qui a le gosier en pente. Elant en service chez le sieur Cailloué, cultivateur à Cerqueux, le jeune Ferdinand était souvent fort énieché. Son patron se demandait où il allait boire, lorsqu'il découvrit le débit où il s'approvisionnait. Ferdinand Heulle allachail a une ficelle une bouteille à eau de Cologne et l'introduisail, par la bonde, dans un fût d'eau-de-vie que son maitre couservait pour ses vieux jours. En raison de son jeune âge, ce petit aniateur de calvados a été acquitté el remis à sa sæur qu'il avail, au début de l'instruction, cependant accusée de lui avoir indiqué le truc de lirer de l'eau-de-vie sans clef à une barrique. (Le Bonhomme Normund, 17 au 23 octobre 1902.)

ALCOOLISME. Une mére indigne. Les passants qui se trouvaient, hier, place de la Bourse, vers huit heures du soir, étaient révoltés par un salt dont ils étaient teinoios.

Une femme d'une quarantaine d'années arpentait le trottoir, titubante, ivre. . Elle tenait à la main un garçounet de six ans à peine, qui, lui aussi, etuit dans un état d'ivresse avancée. Et la mère chantait, baltait le pauvre pelit, qui chantait et criait à lue-tête.

Des agents arrivèrent pour empêcher ce scandale. La mère fut conduite au commissariat de M. Labat, où on apprit que celle-ci, une idée d'ivrogne lui passant par la cervelle, avait sorcé le pauvre enfant à boire deux grunds verres d'absinthe !

La garde de l'enfant va être retirée à cette mère indigne. Quant au cafetier qui a laissé s'accomplir ce forfait, il sera poursuivi pour infraction à la loi contre l'ivresse. (Echo de Paris, 2 août.) – Nous avons déjà cité des faits concernant des parents faisant boire de l'absinthe à un enfant à la mamelle, du vin en abondance à un enfant de deux ou trois ans. Il faut appliquer rigoureusement la loi sur l'ivresse.

FAITS DIVERS.

ASILE D'ALIÉNÉS. Mourement d'octobre. — M. le Dr Chaussinaud, directeur-médecin à l'asile d'aliénés de Saint-Dizier (Haute-Marne), promu à la classe exceptionnelle du cadre. M. le Dr Truelle, médecin-adjoint à Dun-sur-Auron, promu à la 1re classe du cadre. - M. le Dr Brunet, médecin-adjoint à l'asile de Moulins, promu á la 1re classe du cadre. — M. le Dr Pochon, médecin-adjoint à l'asile de Lesvellec, promu à la 1re classe du cadre.

NÉCROLOGIE. The Journ. of ment. Science d'octobre annonce la mort du Dr G. MICKLEY, ancien médecin en chef de St.-Luke's Hospital.- M. le D' JEAN-Louis Rousselin est mort à Elbeuf le 19 octobre dernier dans sa 80e année. Il était né à Fresnes-l'Archevêque (Eure), le 24 mars 1823. Après avoir été interne à l'asile de Saini-Yon et à la maison de Charenton, il passa sa thèse de doctorat : Sur lu double influence des crises el du traitement d'ins la guérison de la folie. Après avoir été médecin du quartier d'aliénés de Poitiers (1851), il devint médecin de l'asile de Blois (1853), puis médecinadjoint de la maison de Charenton (1854). En 1866, il succéda à Parchappe comme inspecteur général. En 1872 il fut nommé médecin

en chef de la maison de Charenton; en 1873 médecin en chef de l'Asile de Saint-Yon. Il fut mis à la retraite en 1882. Quelques années plus tard, à la suite d'événements malheureux, il accepta le poste de médecin de l'asile de Leymes (Lot). Il a publié un certain nombre de mémoires dans les Annules Médico-Psychologiques.

PRÉJUGÉ ET IDIOTIE. - D’un article sur les accouchements à Madagascar, nous extrayons le passage suivant : « Quand le cordon desséché tombe, on l'enveloppe dans des herbes vertes que l'on donne ensuite à manger au beuf. L'intérêt de cette couiume est d'éloigner cette parcelle de l'enfant des esprits qui flottent dans lair, car s'il s'égarait, l'enfant deviendrait idiot; si, au contraire, le bæuf le mange, l'enfant deviendra riche et possédera beaucoup de bæufs. » ARCHIVES, 2° série, t. XIV.

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UN ASSASSIN DE QUINZE ANS. Le 28 octobre, un assassinat était découvert au Raftoux, commune de Saint-Flovier (Indre-et-Loire), sur la personne d'une fermière nommée Mme Hérault, dont le cadavre avait été retiré, couvert de terribles blessures, d'un puils. Les premières recherches entreprises pour la découverte du coupable élaient demeurées vaines. Mais le jeune domestique des époux Héraull, le nommé Vanoy, âgé de quinze ans, qui, le jour du crime, était resté seul à la ferme avec Mme Hérault et qui prétendait n'avoir pas retrouvé sa maitresse au logis lorsqu'il était, à la nuit tombante, rentré du pâturage avec ses bestiaux, a fait au parquet des réponses si bizarrement contradictoires que les soupçons des magistrats se sont portés sur lui. Il a prétendu avoir vu l'assassin jeter Mme Hérault dans le puits, ajoutant que s'il n'a pas parlé plus tôt c'est qu'il craignait la vengeance de ce dernier. Puis enfin il a reconnu ètre lui-même l'auteur du crime et avoir caché l'argent volé

cent francs —, dans un endroit qu'il a désignė. (Le Petit Bleu, 3 novembre 1902).

AVIS A NOS ABONNÉS.- L'échéance du 1er JANVIER étant l'une des plus importantes de l'année, nous prions instamment nos souscripteurs dont l'abonnement cesse à cette date, de nous envoyer le plus tôt possible le montant de leur renouvellement. Ils pourront nous adresser ce montant par l'intermédiaire du bureau de poste de leur localité, qui leur remettra un reçu de la somme versée. Nous prenons à notre charge les frais de 3 p. 100 prélevés par la poste, et nos abonnés n'ont rien à payer en sus du prix de leur renouvellement.

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Afin d'éviter toute erreur, nous prions également nos abonnés de joindre à leur lettre de réabonnement et à toutes leurs réclamations la BANDE de leur journal.

- Nous rappelons à nos lecteurs que l'abonnement collectif des Archives de Neurologie et du Progrés Médical est réduit à 28 francs pour la France et 30 francs pour l'Etranger.

Le rédacteur-gérant : BOURNEVILLE,

TABLE DES MATIÈRES

ACROMÉGAlie et dégénérescence men- pour servir à l'étude des tabe-
tale, par Farnarier, 429.

tiques. Insensibilité des globes
AFFECTIONS CARDIAQUES. Voir troubles oculaires à la pression, par Aba-
mentaux.

die et Rocher, 434.
AGENÉSIE. Voir spina bifida.

ANESTHÉSIE des nerfs sensitifs et
AIMANT. Voir sensibilité.

moteurs, par Joteyko et Stéfa-
ALCOOLIQUES. Les récidivistes, par nowska, 143. Analyse des mouve-
Legrain et Guiard, 341.

ments et de la sensibilité dans
ALCOOLISME de l'enfance, 79. Fureur ľ - par l'éther, par Joteyko et

alcoolique, 187, 188. Mère alcoo- Stéfanowska, 141. – segmentaire.
lique et meurtrière, 188. Drames Voir Syringomyélie.

de l' -, 285. Voir Paralysie. ANÉVRISME. Un cas d' sacciforin?
ALIÉNÉS. Les en liberté, 74, 324, double intra-crânien, par Shaw,

397, 398, 462. Asiles d' 77. 504.
Quartier d' de Gaillon, 77. Le ANTIPYRINE. Note sur l'action esci-
directeur de l'asile des de tante de l'

par Féré, 445.
Tournai blessé par un fou, 78. ANXIÉTÉ. L'- impulsive au point
Voir Paralysie générale. Essai de vue médico-legal, par Gar'.
à l'asile de Pau du traitement des nier, 335.

par le repos all lit, par Clau-APHASIES. Contribution à l'étude

salles, 185. en liberté, 190. clinique des –, par Van Gehuch-

Asile d' Mouvement de juin.

ten, 159.

191. Dans un asile d' 191. APOPLEXIE CÉRÉBELLEUSE avec autop-

Les en liberté, 283. Les sie, par Léonard Weber, 55.

dans les familles, 286. Asiles ARBRE GÉNÉALOGIQUE démonstratif de

d' -. Nominations et promotions, la folie et du suicide, par Wood

287. Asile d' - d'Alençon. Avis, et Urquhart, 157.

287. Désencombrement d'un asile ARGYLL "ROBERTSON. Sur le signe

d' français, par Doulrebente, pupillaire l' —, par Cestan et
337. Les convalescents, par Dupuy-Dutemps, 391.
Larrivé, 338. Les ongles chez les ARUE A FEU. Voir Pointe osseuse.
- par Pierret, 380. Le séjour au ASSISTANCE DES IDIOTs. Un imbécile

lit des -, son emploi et son rôle incendiaire, 302. et éducation

thérapeutique, par Ossipow, 641. des enfants anormaux. par Dou-

Le traitement des aliénés par le trebente, 310.

repos au lit, par Wizel, 445. ASYNERGIE CÉRÉBELLEUSE, par Ba-

Quelques points sur le traitement binski, 435.

des chroniques, par Simpsons, ATROPHIE du cervelet, voir Histolo.

446. Asile d' - de Navarre, 448. gie. Du processus histologique

Asile d'—: Distractions auv ma. de l' musculaire, par Durante,
lades, 461. Asiles d' - de la 388. musculaires progressives
Seine, 463. automutilateurs. d'origine myelopathique, par

par Poirson, 481. – Voir Névrite. Etienne, 428. musculaire et

ALTÉRATIONS PATHOLOGIQUES. Voir poliomyélite, par Raymond et

Démence.

Philippe, 537.

AMYOTROPHIE double du type sca- AUTO-ACCUSATEURS. Les au point

pulo-humeral consécutive à un de vue médico-legal, par Dupré,
traumatisme unilatéral extra-arti- 345.
culaire, par Guillain, 429.

AUTO-INTOXICATION. Voir Délire.
ANALGÉSIE. Voir Hyperacuité. Note AUTOMATISME post paroxystique pas-

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