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« qui rogat pappam ut abbatem suum compellat, ut eum in ab

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baciam suam reducat. Trade sibi aquilam cum ampula, ut

<< eam ad Pictavensem civitatem portet, et in ecclesia sancti Gre«gorii, que est juxta ecclesiam sancti Hylarii, abscondat eam in

capite ecclesie, versus occidentem, sub lapide magno. Ibi in<< venietur tempore opportuno, et erit unctio regum anglorum. Caput paganorum erit causa invencionis istius aquile. Et hec « omnia tradidi inclusa in quodam vase plumbeo. »

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CAPITULUM XIV.

De nunciis regis Francie missis in Anglia.

Dum agebantur prescripta, rex Francie, dilecti filii sui Richardi condolens infortunio, et admirans cur non eum in auxilium evocasset, episcopum Meldensem et dominum de Hugeville cum nonnullis eminentis sciencie viris in Angliam destinaverat, ut de statu regine filie sue inquirerent, et quid tot emergentibus novitatibus Anglici facere intendebant. Nunciorum adventum audiens rex Henricus gavisus est, et non modo salvum conductum liberaliter concessit, quem petebant, sed eos multiplici honore cupiens prevenire, ex majoribus palacii misit, qui eos usque Londoniam conduxerunt, ingentes gracias referentes quod in Francia regem suum exulem proscriptum hucusque conservaverant honeste. Rex vero, debite salutacionis affatu cunctis cum multa humanitate depenso, verbo et vultu significans cum multa hylaritate eorum se suscepisse adventum, cum de regis, regine, singulorumque ducum Francie salute diligenter inquisisset, diebus quatuor successivis ipsis splendida convivia celebravit; dieque Sanctorum omnium, cum penetralia secreciora domus regie ostendens, et thesauros

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« sous une grande pierre. On les y trouvera, quand il sera temps, et « ils serviront à l'onction des rois d'Angleterre. C'est au chef des païens qu'on devra la découverte de cet aigle. Et je remis au moine « le tout enfermé dans un coffre de plomb. »

CHAPITRE XIV.

Le roi de France envoie des ambassadeurs en Angleterre.

Pendant que ces choses se passaient, le roi de France, touché de l'infortune de Richard son fils bien aimé, et étonné de ce qu'il n'avait point imploré son secours, envoya en Angleterre l'évêque de Meaux, le sire de Hugueville et quelques autres personnages d'un savoir éminent, pour avoir des nouvelles de la reine sa fille, et connaître ce que les Anglais avaient l'intention de faire au milieu de ces étranges bouleversements. Le roi Henri, instruit de l'arrivée de ces ambassadeurs, en témoigna beaucoup de joie; il leur accorda avec empressement le sauf-conduit qu'ils demandaient, et se disposa à les recevoir avec les plus grands égards. Il envoya à leur rencontre des seigneurs de sa cour, qui les conduisirent jusqu'à Londres et leur exprimèrent combien ils étaient reconnaissants de ce qu'on avait si bien traité leur roi en France pendant son exil. Le roi leur fit un gracieux accueil, leur adressa toutes sortes de compliments, et leur montra par ses paroles et son air de satisfaction qu'il était ravi de leur arrivée. Il s'informa avec intérêt de la santé du roi, de la reine et de messeigneurs les ducs de France, et leur donna pendant quatre jours de suite de somptueux festins. Le jour de la Toussaint, il les conduisit dans les appartements secrets de son palais. En découvrant à leurs yeux avec un empressement affectueux ses trésors et tout ce qu'il avait de plus

ac universorum delectabilium reposiciones eis reserans comi fronte, tandem predictam aquilam, ut munus e celo missum, humiliter flexis genibus ostendit, et invencionis ejus hystoriam secundum tenorem cedule sancti Thome recitavit.

Prout nuncii retulerunt, ut sunt Anglici supersticiosi homines, rex in predicta aquila mirabiliter confidens super eum illam continue defferre statuerat, ad victoriam precipue de suis adversariis obtinendam. Sed si talibus quis firmiter sperare debeat relinquo circumspectorum judicio. Tandem tamen curialibus transactis cerimoniis, nuncii dotati muneribus redeuntes retulerunt quod ipse rex, omnibus lilia deferentibus se humiliter recommendans, in proximo legatos suos in Franciam mittere intendebat super prius proloquutis responsales.

CAPITULUM XV.

De morte Johannis, ducis Britanie.

Novembris mensis prima ebdomada, Johannes dux Britanie, confectus senio, qui diu ducatum tenens multa adversa propter ejus inobedienciam a Francis perpessus fuerat, multaque regno dampna intulerat, ut in precedentibus patet, diem signavit ultimum. Hic sororem regis Navarre Karoli duxerat in uxorem, de qua tres susceperat filios: Johannem, Arturum et Egidium, quorum primogenitus tunc decimum annum agens filiam regis Francie dominam Johannam desponserat; et ex eadem domina tres genuerat filias, quarum primogenita comiti Perticensi, filio videlicet comitis de Alenconio, nupserat. Ipse autem dux effectus comitatum de Divite Monte in Anglia Arturo fratri suo concessit possidendum, et de consilio baronum

précieux, il leur montra humblement et à genoux, comme un présent envoyé du ciel, l'aigle dont nous avons parlé, et leur raconta selon la teneur de la cédule de saint Thomas comment on l'avait découvert.

Les ambassadeurs rapportèrent que le roi, qui était superstitieux comme le sont tous les Anglais, avait une merveilleuse confiance dans cet aigle et avait résolu de le porter toujours sur lui, dans l'espérance surtout de remporter la victoire sur ses ennemis. Je laisse aux sages le soin de décider si l'on doit avoir quelque foi en ces sortes d'amulettes. Les ambassadeurs revinrent d'Angleterre après avoir été comblés de politesses et de présents; ils annoncèrent que le roi se recommandait humblement à tous les princes du sang et se proposait d'envoyér bientôt une ambassade en France, pour répondre sur tout ce dont il avait été parlé.

CHAPITRE XV.

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Mort de Jean, duc de Bretagne.

Dans la première semaine de novembre mourut le vieux duc de Bretagne Jean, qui par ses trahisons envers la France avait, pendant sa longue carrière, exposé son duché à de grands malheurs et causé bien des maux au royaume, comme on peut le voir dans ce qui précède. Il avait épousé la soeur de Charles, roi de Navarre, et en avait eu trois fils: Jean, Arthur et Gilles. L'aîné, qui avait alors dix ans, était marié à madame Jeanne, fille du roi de France'. Le duc avait eu de la même princesse trois filles, dont l'aînée avait épousé le comte du Perche, fils du comte d'Alençon. Le nouveau duc Jean, d'après le conseil de ses barons, donna à son frère Arthur le comté de Richemond en Angleterre, pour empêcher qu'il ne se jetât dans le parti des Anglais, ennemis de la France.

Voir ci-dessus, liv. xvi, chap. iv, p. 551.

Britanie, ne Anglicis, regni Francie hostibus, favorabilis videretur.

CAPITULUM XVI.

Ignominiose occiduntur fautores regis Richardi.

Henrico duce in regni solio sublimato, diem Regum principibus regni dixit ad militaria hastiludia excercenda. Quod comperientes cum domino Dispensatore, comite Glocestrie tunc dicto, multi duces et comites, regis Richardi infortunio commoti, consilium inierunt ut regem cum filiis caperent die illa. Ad lucem tunc pervenit conspiracio, comitis de Rotland negligencia mediante. Nam cum hora prandii, quadam die, ad accelerandum intentum eum ceteri litteris incitarent, dux Eboracensis pater ejus caute litteras rapuit et perlegit. Sic prodicione cognita, filium acriter increpavit, et hanc regi intimare curavit. Quem tamen preveniens regi primus rei seriem enarravit, et flexis genibus, vallidis quoque precibus, de commissis veniam impetravit, fide media promittens quod in brevi sibi redderet ceteros proditores. Dicta factis cupiens compensare, mox excercitum regi consulit congregare, ipseque sociorum explorator factus, eos die sequenti adiens regem in eos jam asserit pugiles congregasse, monens ut fortes essent animo, jurejurandoque affirmans quod intendebat cum eis usque ad mortem manere. Hiis eciam persuasit ut ad congregandum Walenses subsidiarios properarent, ipseque ductor eorum fidelis existeret. Sed cum per quatuor leucas equitassent, et Henrici primam aciem percepissent, mox ingeminans ad mortem dux prefatus finxit eam invadere; sed eodem instanti relictis sociis ipsi se protinus junxit. Ut prodicionem comes Cancie comperit,

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