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Après divers essais, il a trouvé une encre au moyen de laquelle on peut tracer sur l'ardoise, qui est d'un bleu noir, des caractères qui deviennent d'un blanc assez pur et qui sont indélébiles.

M. l'abbé Depierre énumère les divers usages auxquels on peut appliquer sa découverte, qu'il appelle Schistographie.

Archéologie.

M. l'abbé Gazzera, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Turin et correspondant de celle de Savoie, a envoyé un Mémoire dont nous nous dispensons de parler ici, parce que ce travail, admis par une commission spéciale, est tout entier reproduit dans le présent volume.

Des tombeaux avaient été découverts sur la colline de Lémenc, aussitôt la

Société avertie a nommé une commission composée de MM. Chamousset et Ménabréa, pour les examiner et recueillir tout ce qui pourrait fournir d'utiles indications sur l'espèce et l'âge de ces restes d'un autre temps. M. l'avocat Ménabréa, chargé de faire le rapport, a fait connaître les faits suivants :

Sur la gauche du chemin qui conduit de la route d'Aix au couvent de la Visitation, des ouvriers cherchant de la terre végétale dans les enfractuosités des rochers, ont découvert à la profondeur de 2 à 3 pieds, douze squelettes parfaitement conservés et tous couchés à la renverse. D'après le rapport des ouvriers, ces corps, à l'exception d'un seul dont la position n'a pu être constatée, avaient tous la même direction, celle du nord-est au sud-est; et c'est vers ce dernier point que leurs pieds se dirigeaient.

La plupart d'entre eux avaient les pieds

posés sur un segment de disque en terre cuite et demi-circulaire.

Sur chacune de leurs jambes était placée une espèce d'armure pareillement en terre cuite, et semblable à ces tuilles recourbées que l'on appelle cornières, avec la différence qu'au lieu d'être arrondies, les deux parois formaient un angle droit.

Vers la tête de chaque squelette il y avait un vase en terre; et ces différents vases comparés entre eux, ne se ressemblaient ni par la grandeur, ni par la forme, ni même par la substance, puisque

l'un d'eux semble tenir un certain milieu entre la porcelaine et la terre de pipe.

Un fragment de poterie grisâtre, tendre et friable laisse encore lire ce qui suit : F. E. PIVS.

Sans porter un jugement définitif sur l'âge de ces sépultures, la commission ne serait pas éloignée de les reporter aux

premiers temps de la domination romaine dans ces contrées.

M. l'abbé Greppo, grand-vicaire du diocèse de Belley et membre correspondant de la Société, a assisté à la séance du 11 août 1842. Ce savant, si connu par ses travaux sur l'antiquité, a lu un Mémoire sur les mœurs des Egyptiens. On sait que ce peuple d'une superstition qui dépasse le ridicule, est accusé d'avoir adoré les légumes de ses jardins. Dans le travail intéressant qu'il a communiqué à l'Académie, M. Greppo s'est borné à l'examen de cette question: Les Egyptiens ont-ils véritablement adoré les oignons, comme le leur reprochent Juvénal et quelques autres poètes latins?

Pour arriver à la solution d'un problème aussi difficile, l'auteur a succesivement interrogé l'histoire, la poésie, les

médailles, les hyérogliphes et les autres monuments. Il a conclu que les oignons et les porreaux avaient été de tout temps la nourriture des Egyptiens, que les habitants de Péluse étaient en Egypte les seuls qui s'abstinssent d'en manger, et enfin que le respect de ce peuple pour ces légumes ne prouvait pas qu'il les regardât comme des divinités, mais seulement comme des objets sacrés, parce qu'ils étaient sans doute consacrés à quelque dieu. Ce travail étant destiné à jeter de la lumière sur une question assez importante de l'histoire ancienne, la Société a jugé à propos de le publier dans ses Mémoires.

Sciences Philosophiques.

En 1840, M. le docteur Gouvert a lu à la Société le plan et quelques fragments

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