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Recettes.

1o Betteraves 2 hectares à 32,000 kilogrammes

l'hectare, au prix de 23 francs..

2o 22 hectares de céréales à 32 sacs l'hectare au

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30 Il vendrait 2 veaux de 2 ans, environ 300 francs

la tête ..

. fr.

1,472

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40 Il vendrait 2 cochons de 60 kilogrammes

50 Basse-cour et laiterie

Donc un bénéfice d'environ 250 francs, soit pour le capital engagé un peu plus de 8 %.

Nous estimons que ces bénéfices de 10 % et 8% sont un minimum.

62. Généralement, parmi les fils de fermiers, un seul s'occupe de la ferme et succède à son père, tandis que les autres fils ou se marient avec une fille de fermiers de leur rang, ou se choisissent une autre carrière.

63. Le cultivateur ne s'occupe guère de cette question; il est content des prix actuels et verrait même de mauvais œil toute loi tendant à faire augmenter le prix des céréales, parce que c'est là son raisonnement le prix du grain venant à augmenter, tout le reste augmenterait en proportion. Quant à la fermeture des frontières au bétail étranger, il en parle rarement, il demande que le gouvernement empêche la propagation des maladies contagieuses.

Le cultivateur.

64. L'habitation du grand fermier est ordinairement confortable et bien aménagée. L'habitation du petit cultivateur se compose: 1) du corps de logis, semblable à celui de l'ouvrier

agricole (voir réponse n° 97); 2) de l'étable ordinairement sur un même plan que le corps de logis. Elle est construite en briques, couverte de tuiles et mesure environ 8 à 9 mètres de long sur 4 à 5 mètres de large et 250 de haut. Plusieurs sont Voûtées en briques avec poutrelles de fer. Au-dessus de l'étable se trouve le fenil, un peu moins haut que le corps de logis.

De l'autre côté du corps de logis, sur le même plan, se trouve la grange; quelquefois celle-ci ou l'étable se trouve sur le côté du corps de logis pour former avec lui une avant-cour, renfermant le fumier. Cà et là on trouve encore de petites dépendances, telles que porcherie, hangar.

65. Le corps de logis se compose ordinairement d'une cuisine de 4 à 5 mètres de côté. On y entre par un petit corridor qui prend la moitié de la longueur de l'habitation. A gauche ou à droite de ce couloir se trouve l'entrée de la cuisine; dans le fond, un escalier montant au grenier et une espèce de remise de 2 ou 3 mètres carrés, servant de cave. Dans la cuisine du côté opposé à la porte d'entrée, ou sur un autre côté se trouvent deux portes donnant accès à deux chambres à coucher très petites, dont l'une renferme généralement deux lits.

Ces chambres sont ordinairement trop petites pour le nombre de personnes qui y couchent; en hiver, on ouvre rarement les petites fenêtres, on y laisse pénétrer l'air chauffé, mais vicié, de la cuisine. Elles sont ordinairement propres; il n'en est pas toujours de même de la cuisine. On rencontre rarement une maison de cultivateur avec étage.

Le mobilier se compose à la cuisine d'une table, de quelques chaises, d'un poële et d'une armoire; les chambres à coucher, en dehors des lits, sont vides; rarement elles contiennent une garde-robe. Jamais on ne voit d'animaux dans le corps de logis.

66. Nous l'avons déjà noté à la réponse n° 12, il arrive souvent que les jeunes mariés, ne trouvant pas de logement, restent plusieurs années avec leurs parents et beaux-parents.

67. Les maisons louées sont souvent négligées par les propriétaires.

68. Les maisons sont beaucoup améliorées; il ne reste plus actuellement que deux ou trois vieilles maisons, en briques mais avec armatures de bois; il y en a encore une bâtie en mortier ou plutôt en terre.

Si toutes les maisons actuelles avaient un étage avec deux ou trois chambres à coucher, ce seraient des maisons très confortables; mais le petit cultivateur, craignant de payer quelques francs de contribution en plus, y renonce et préfère son logement actuel.

69. Le matin, au réveil, il prend du café avec une tartine; de même au second déjeuner vers 8 heures; à celui-ci, il joint quelquefois un morceau de jambon ou de lard. A midi il dîne avec une assiette de soupe aux herbes, des pommes de terre et des légumes, rarement un morceau de viande de cochon salée, et un verre de bière. A 4 heures, goûter comme le matin; le soir, souper vers 7 heures comme à midi.

70. Le cultivateur est suffisamment nourri; il n'en est pas de même de l'ouvrier agricole. Quant à la cuisine, elle n'est pas trop mal préparée; la cuisinière laisse souvent à désirer au point de vue de la propreté.

71. Pour manger chacun a son assiette, on joint le confort moderne.

72. Il est mieux nourri qu'il y a cinquante ans.

73. Les cultivateurs sont convenablement mais modestement habillés, de même que leurs femmes. Il n'en est pas toujours de même des jeunes filles, qui achètent parfois des chapeaux et des toilettes dont les prix ne sont pas en proportion avec la position de leurs parents. Souvent les mères de famille se rendent complices, par fierté.

74. Le cultivateur s'occupe uniquement de ses terres, de son bétail et de ses récoltes. En hiver, il bat son grain ou pratique des fossés pour améliorer ses terres. Il travaille en été depuis 5 heures du matin jusque 11 heures et de 1 heure à 7 heures du soir, avec un petit repos à 8 heures et à 4 heures.

En hiver, il perd bien souvent des demi-journées et même des journées entières.

Quant à la femme, elle s'occupe de la cuisine et de l'étable en été; il n'est pas rare qu'elle aille encore à la campagne, surtout pour éclaircir et nettoyer les betteraves et pour faire la moisson. Les enfants sont souvent employés à l'éclaircissement des betteraves. En hiver ils retournent à l'école jusque 12 ou 13 ans.

75, 76, 77, 78. Cultivateurs et ouvriers entretiennent de très bons rapports. Jamais il n'y a de disputes; les cultivateurs s'entr'aident mutuellement en tout. C'est une commune très calme. Le caractère indolent des habitants y concourt.

79. Ils sont très religieux au point que, de temps en temps, on en rencontre qui font leurs devoirs religieux uniquement pour faire comme les autres. On peut remarquer cependant quelque indifférence qui prend naissance, surtout chez l'ouvrier agricole; et une tendance au mécontentement.

80. A chaque décès, beaucoup de personnes se font un devoir d'assister à l'enterrement; elles vont même souvent aux obsèques au village voisin, pour peu qu'elles connaissent le défunt. Régulièrement on fait chanter une messe de trentaine et une messe anniversaire pour le mort. De plus, la plupart des familles font, selon leurs moyens, chanter chaque année, à la Toussaint, une grand'messe ou dire une messe basse pour leurs proches défunts.

81. La moralité est bonne chez les personnes mariées, mais il n'en est pas de même chez les jeunes gens et jeunes filles. Il y a cependant à noter ici une amélioration sensible. Les jeunes filles d'ouvriers qui vont en service en ville, laissent le plus à désirer; elles reviennent assez souvent déshonorées; bien souvent elles ne se marient que beaucoup plus tard. En comparant les registres de mariage avec les registres de naissance, on se rend compte que bien souvent la conception a lieu avant le mariage. Les jeunes gens ne se marient ordinairement que vers l'âge de 28 à 30 ans, soit à cause du refus des parents, soit parce qu'ils ne trouvent pas à s'établir. Les familles sont

souvent nombreuses quatre ou cinq enfants représentent la moyenne, quelquefois il y en a même huit.

82. La seule distraction du cultivateur et de l'ouvrier agricole, en dehors des fêtes, est une partie de cartes, le dimanche, au cabaret, ou, en hiver, à la soirée au domicile. L'enjeu est un verre de bière ou de genièvre, ou un cigare, à l'estaminet, ou 5 centimes si l'on joue à domicile. Rarement on joue des jeux de hasard.

Il n'y a qu'une seule kermesse dans la commune; elle dure deux jours; on y danse peu.

On entend rarement parler de braconnage.

Quelques cultivateurs ont un journal, du moins en hiver; ils le lisent à la soirée, c'est l'unique lecture; ordinairement le cultivateur n'est pas assez instruit pour en entreprendre d'autres. A part le traditionnel « dîner de cochon » auquel on invite les parents quand on tue le porc, il n'y a aucune festivité à la ferme.

83. Le cultivateur boit peu; s'il va au cabaret le dimanche, c'est dans l'espoir d'y rencontrer quelques camarades pour faire une partie de cartes; jamais il n'y va pendant la semaine. La femme n'y met jamais les pieds.

84. Le petit cultivateur, ayant été ouvrier agricole, y regarde à deux fois avant d'ouvrir sa bourse; il n'est pas pressé d'aller chercher le médecin, à moins que la maladie ne soit grave. Il épargne et met son argent à la caisse d'épargne, quelquefois chez le notaire. Il est assez avare.

85. Tous s'assurent contre l'incendie et contre la mortalité du bétail, aucun contre les accidents du travail.

86. Rarement il y a contrat de mariage ou testament.

87. Au point de vue de l'hygiène, le cultivateur a l'habitude de conserver le fumier devant la porte d'entrée de sa maison; il n'y a point de fosse à purin, ou du moins elle n'est pas suffisante. Le purin déborde dans les égouts mal entretenus, passant devant toutes les maisons à ciel ouvert et sans écoulement. Une simple ordonnance du conseil communal, défendant de placer les fumiers le long des chemins à moins qu'ils n'en soient

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