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ROMA, 1911

TIP. CUGGIANI

B111

E 4

v.31

LES RÉFÉRENCES

AUX ACTES CONSISTORIAUX

DANS LE III VOL. DE LA HIERARCHIA CATHOLICA
DE VAN GULIK ET EUBEL'

UNIV. OF

L'utilité d'un répertoire tel que la Hierarchia catholica medii ari n'est plus à démontrer. Quiconque exploite le moindre champ de l'histoire de l'Eglise, surtout de l'histoire locale et de la biographie ecclésiastique du Moyen Age et du commencement des temps modernes, doit posséder dans son outillage cet indispensable vade-mecum.

Un tel livre devrait être parfait, car on s'y réfère comme à une autorité dont le témoignage, complexe et varié à l'infini, remplace, en fait, pour la plupart de ceux qui l'invoquent, celui des sources originales elles-mêmes. Mais la perfection, en ces sortes de livres, uniquement composés de noms propres, de dates et de références, est-elle humainement réalisable, sinon de façon relative? On doit se contenter et on se contente, en effet, de cette relativité, à condition qu'elle ne dépasse pas les bornes.

Je ne relèverai point ici les erreurs typographiques, les fautes de lecture, les confusions de lettres ou de chiffres dont le troisième volume de l'ouvrage est agrémenté ça et là avec plus ou moins de prodigalité. Le défaut que je veux signaler et corriger, dans la mesure du possible, est de nature plus grave. Il s'étale tout le long du livre; il lui est inhérent, et amoindrit notablement la valeur

1 Volumen tertium. Saeculum XVI ab anno 1503 complectens. Monasterii, 1910.

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de son témoignage. Il réside dans les systèmes adoptés par les auteurs pour se référer aux Actes consistoriaux, d'où dépendent plus des deux tiers de leurs notices épiscopales.

Je défie quiconque n'a point fréquenté les Archives secrètes du Saint Siège de déchiffrer les rébus ainsi figurés: AC 3; AC, 2; AC, 14, etc. L'Introduction du P. Eubel leur apprendra sans doute qu'il s'agit en cela d'Actes consistoriaux, mais elle ne leur éclaircira nullement. Je mystère de cette arithmétique linéaire et interLinéaire. De tous les sigles dont l'interprétation est donnée à la suite de la préface, les plus obscurs ce sont bien ceux-ci,... qui n'y figurent pas.

Quant aux habitués des Archives Vaticanes, je sais, car je l'ai expérimenté, que leur habileté ne va pas jusqu'à traduire facilement ces rébus. Pour moi, j'ai mis dix jours pour en avoir la clé, je devrais dire le trousseau de clés.

Ils savent que les registres des Archives consistoriales, actuellement communiqués aux travailleurs, comprennent trois fonds principaux, catalogués et numérotés. Les Acta Vicecancellarii (8 volumes), les Acta Camerarii (12 volumes) et les Acta Miscellanea (60 volumes). Ils devineront sans doute que les trois catégories de sigles (AC 3, AC, 2, AC, 14), ont été inventées pour distinguer ces trois séries de volumes; mais pour attribuer à chaque série le signe qui la représente, ils devront recourir aux registres euxmêmes.

Ce recours aux originaux leur ménagera des surprises, pour peu qu'ils prolongent leur expérience. Ils constateront d'abord que si, grosso modo, durant les 168 premières pages, le sigle AC renvoie le lecteur aux Acta Camerarii, tandis que le sigle AC, vise les Acta Vicecancellarii, et que le sigle AC, prétend signifier les

1 G. Brom, Guide aux Archives du Vatican. Rome, 1910, p. 63. Je ne parle que de ces trois fonds, qui sont ceux auxquels se réfèrent les auteurs de ce 3e volume.

Acta Miscellanea, après la page fatidique, cette arithmétique complexe disparaît; et l'on n'a plus affaire qu'au seul type: AC. Ils découvriront bientôt que cette simplification, hélas! est décevante, ainsi qu'on peut en juger par le II tableau ci-après. Le premier système avait au moins le mérite de distinguer les fonds par le moyen des petits chiffres interlinéaires, le deuxième les juxtapose et les emmêle sans s'en vanter.

L'introduction donnera l'explication de l'anomalie que je viens de dire. Par la mort prématurée du D' Van Gulik, le travail demeurait interrompu à la page 168. Le P. Eubel le reprit en utilisant les notes laissées par le défunt, et le conduisit à bonne fin. Pourquoi adopta-t-il un nouveau système de références, au risque d'introduire dans l'ouvrage une inextricable confusion? Nul ne le sait. Il en est résulté d'agréables choses. Par exemple, le sigle AC 3, qui, d'après Van Gulik, signifie Acta Camerarii, t. 3, d'après Eubel voudra dire: Acta Vicecancellarii, t. 2. AC 11, qui, au delà de la page 168, renvoie au t. 15 des Acta Miscellanea, renvoyait au t. 11 des Acta Camerarii, en deçà de cette page, etc.

Mieux que cela. Un même volume sera, grâce à ce système (et aussi à cause d'une autre anomalie que nous allons signaler), représenté par deux, trois, quatre ou cinq sigles. Ainsi, le tome 3 des Acta Camerarii sera figuré par AC 3, AC 4, AC, 5; le tome 11 du même fonds le sera par: AC 11, AC 16, AC 18, AC, 18; le tome 15 des Acta Miscellanea aura 3 sigles: AC 15, AC, 15, AC 11.

On remarquera que le chiffre de beaucoup de volumes est en désaccord avec celui de leurs sigles. C'est un nouvel inconvénient, qui contribue pour sa cote part à la confusion. Non seulement Van Gulik d'un côté, le P. Eubel de l'autre, ont chacun leur système de références, mais beaucoup de ces références sont désuètes et ne concordent plus avec l'état actuel des collections. Par exemple, le volume qu'ils cotent AC 18 est actuellement Act. Camer. 11; AC 11

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